dimanche 18 mai 2008
Alice in Fuji Q Highland
Ahlala, que de choses à raconter sur cette épatante (de camping) semaine. 3 grandes infos principalement : le Fuji Q Highland, Alice au pays des merveilles, et une grosse balade. Commençons donc par le commencement.
Le Fuji Q.
C'est un parc d'attractions situé non loin du Mt. Fuji, comme vous l'aviez aisément deviné. Le "Q" (prononcer "kyuu") résulte d'un jeu de mots laid puisque c'est la même prononciation que "Fuji express" en japonais - "fuji kyûkô", abrégé en "fuji kyû".
Mais qu'est-ce qu'il a de spécial ce parc ? Il est à 3h de train aller de chez moi. Oui, certes. Mais accessoirement, il ne contient que des attractions à sensations fortes. Parmi les plus impressionnantes du monde. Bien sûr, elles ont toutes été la plus haute, la plus rapide, la plus mouillée, la plus chaispasquoi du monde à leur construction, mais ont été dépassées depuis. Restent néanmoins les sensations. Et le fait de ne pas voir le Mt. Fuji parce qu'il s'est caché toute la journée, le chien !
On notera :
- le Dodonpa : une accéleration de porc suivi d'une montée et une descente a la verticale. Et quand je dis accéleration de porc, c'est de 0 a 172 km/h en 1,8 sec, accéleration de 4.25G... La claque. C'est maintenant le 3ème mondial de sa catégorie. Il bénéficie en outre de la diffusion lors de la queue d'une musique d'ascenseur particulièrement crispante. Vidéo.
- le Fujiyama : a été en son temps le rollercoaster le plus haut du monde (79m) et le plus rapide, avec la plus grosse descente (une descente quasi-verticale de 70m juste au début). Maintenant le 10ème mondial. Ça secoue a mort, et la descente est super longue, genre 3min. Trop trop bien. Vidéo.
- le Eejanaika (montagne russe 4D) : alors là c'est le meilleur truc de toute ma vie. Tu prends une montagne russe classique, et tu rajoutes un degré de liberté au siège, de sorte que non seulement tu avances sur le circuit, mais en plus l'inertie du truc te fait pivoter perpendiculairement au tracé. Du coup, une simple ligne droite te démonte la gueule, tu regardes le ciel, le sol, le tracé, tu comprends rien a ce qu'on est en train de te faire mais c'est trop trop bon. Et pour ajouter au fun, ils te font partir dos au circuit, et commencer là encore par une descente verticale suivie d'un looping (et grâce au système rigolo, pendant le looping simple tu fais 2 tours 1/2 sur toi-même). Et puis t'as les pieds qui pendent dans le vide, alors tu sens le vent entre tes orteils pendant tout le circuit. Enormissime. Il n'y a que 2 rollercoasters de ce type dans le monde, celui-ci est le meilleur. Vidéo.
- Le Grand Splash local : On nous propose des K-way à l'entrée... le but étant de se faire mouiller, nous déclinâmes... et bien mes amis, quelle douche ! On était bien ridicules, la vache ! Vidéo.
Très bonne journée donc, avec beaucoup de rires et de sensations. Vous pourrez admirer sur certaines vidéos disponibles un truc japonais typique : le staff qui t'applaudit et te fait au revoir de la main quand l'attraction commence, et te re-applaudit à l'arrivée.
迷宮の国のアリス - Meikyû no kuni no Arisu
Je vous mets le titre japonais pour que vous puissiez frimer au bureau maintenant. Etrangement, la traduction littérale est "Alice du pays des labyrinthes", ce qui s'éloigne quand même du "Alice in Wonderland" original. Enfin passons.
Pour l'anniversaire d'Emilie, une amie, direction Ginza et plus précisément le "迷宮の国のアリス - Fantasy Dining", un restau sur le thème d'Alice. On passera sur le déroulement de la soirée, qui a été suffisamment désagréable pour moi puisque j'étais coincé avec des gens que j'avais envie de frapper au lieu de mes amis, et on va plutôt revenir sur l'ambiance.
Le principal intérêt sont les plats. Peu consistants mais assez bons, ils représentent des personnages ou des scènes d'"Alice...". C'est assez marrant et plutôt bien fait.
On est de plus servis par des japonaises, évidemment habillées en maid, parce que tout dans ce pays est prétexte à porter un costume de maid, mais en bleu ciel et blanc, parce que quand même. Détail rigolo, l'ambiance est poussée jusqu'à mettre un fond d'écran tiré du dessin animé sur le PC de la réception.
Malheureusement, c'est quand même assez cher pour ce que c'est. Enfin bon, tant pis.
Gotanda, Ôsaki, Shinagawa
Ces noms qui semblent barbares - encore que - correspondent aux trois quartiers dans lesquels je me suis baladé samedi. Descendu au pif à Gotanda, j'ai marché au hasard, en essayant de suivre vaguement plus ou moins la Yamanote (la ligne qui fait le tour complet de Tokyo) histoire de savoir où j'étais. Bilan en photos dans la galerie, mais en gros Gotanda m'a paru peu intéressant, Ôsaki est très très sympa, et Shinagawa un compromis. Par contre y'a définitivement trop de gaijin dans le coin ^^'
Ah et j'ai pris une vidéo d'un truc inutile mais marrant, des dalles lumineuses qui font des cercles lumineux quand tu marches dessus, comme les ondes qui se propagent à la surface de l'eau. Ça m'a bien fait tripper, et m'a valu de manquer me casser la gueule dans une fontaine.
Ça c'est de l'update.
mardi 13 mai 2008
Roppongi Hills
Au programme de ce dernier week-end, rien de bien intéressant. La fièvre des balades à gauche à droite dans Tokyo a repris, ainsi que les variations complètement foutraques du temps. Oui, "foutraques". J'utilise les mots que je veux, d'abord. Par exemple, y'a deux jours il faisait 25°, et aujourd'hui 14°...
Bon, à part ça, ballades donc. Vendredi je suis allé me balader dans le quartier le plus occidental de Tokyo, Roppongi, et plus précisément, vers le complexe de "Roppongi Hills". En soi, je pense pas qu'il y ait grand-chose à voir, mais cela ne nous a pas empêchés d'aller assister à une expo dans le musée d'art contemporain sur les lauréats du prix Turner. Bah globalement c'était assez moisi, très peu d'oeuvres qui m'ont "parlé". Enfin ça n'a pas modifié mon opinion sur l'art contemporain, faudra réessayer. Le musée a néanmoins la bonne idée d'être au 53ème étage de la Mori Tower, ce qui permet d'avoir une jolie vue sur Tokyo.
Enfin moi j'en retiendrai surtout les super banquettes lumineuses qui changent de couleur à chaque fois qu'elles subissent un choc - donc quand on s'assoit, ou quand on tape dessus. Illustrons nos propos, dans un souci de pédagogie.
A part ça encore un échec pour aller à Kamakura, à cause entre autres de ce temps de merde (et oui, le seul pays où il ne pleut que le week-end, et tous les week-ends), et une autre balade dans le quartier de Daikan-yama, toujours autour de Shibuya. Un coin à gens friqués puisque grosso modo 20 Porsche, 5 ou 6 BMW, 5 ou 6 Mercedes, 1 Lamborghini, 1 Ford Mustang et 1 autre grosse américaine (les gros machins avec des gueules de soucoupes volantes mais qui datent des années 60). Et pas de photos puisque totalement la flemme d'en prendre.
Rien de particulier à signaler pour cette semaine, à part si on peut une petite virée jeudi pas loin du Mont Fuji. Si on peut.
lundi 5 mai 2008
Golden Week
En ce moment, on se foule pas trop, malgré l'imminence d'une présentation de labo qui oblige à se remuer le popotin un chouïa. Pourquoi ça ? Parce que c'est la Golden Week. Comme certains me l'ont déjà demandé, ce n'est pas la semaine de la douche ou quoi, mais une semaine contenant plusieurs jours fériés, l'appellation Golden Week étant tirée du fait que les commerces s'en foutent plein les poches pendant les vacances.
Les jours fériés sont les suivants :
- 29 avril : Showa no hi, le jour commémorant le très controversé Empereur Showa, plus connu chez nous sous le nom de Hirohito. Et rien à voir avec la Shoah.
- 3 mai : Jour de la Constitution (qui sert à rien, donc).
- 4 mai : Midori no hi, le "Jour de la verdure". Là non plus en pratique ça sert à rien.
- 5 mai : Kodomo no hi, le "Jour des enfants". Quelques festivités visiblement d'après Wikipédia, mais rien de bouleversant à voir dans les rues...
A part ça, nous sommes allés, samedi, nous balader dans Yokohama. On voulait aller à Kamakura mais le temps pourri nous en a dissuadé. Bref. Plus précisément, nous avons revisité Chinatown, "Chûkagai" en japonais, à la tombée de la nuit. Et bah c'était bien sympa. Indépendamment du fait que le quartier est bien agréable malgré sa petitesse (Wikipédia maintient que "it's one of the largest Chinatowns in the world" - ah bon), nous sommes arrivés pendant des festivités. On n'a pas compris pourquoi, mais des hommes déguisés en dragon rentraient dans tous les restos, accompagnés de joueurs de tambour qui faisaient un boucan pas possible, eux-mêmes accompagnés de grands malades qui faisaient exploser des volées de pétards à chaque resto visité. C'était fun.
On a fini par un petit tour le long de la mer (oui, Yokohama est un port, je vous le rappelle), avant de se rapatrier à Hiyoshi pour un nomihôdai-tabehôdai sympa, suivi d'un karaoké de folie, de 23h à 5h du mat'. Le temps d'assassiner nombre d'oeuvres mineures comme des chansons des Beatles, d'Ac/Dc, YMCA, une ou deux chansons japonaises (allez, révisons un peu), de la chanson française, enfin une bonne partie du répertoire quoi.
Enfin, aujourd'hui lundi, Rémi, Jérémy et moi sommes allés voir une comédie musicale dans laquelle jouait un des japonais venus il y a deux ans à Nantes, Tomohiro, et sobrement intitulée "Momo". Je vous montrerais bien à quoi ça ressemble, ce serait quand même plus joli qu'un bête résumé, mais Google Images s'obstine à me renvoyer des photos de jantes tunées et de gros beaufs, que je fasse la recherche en français ou en jap', alors ça va être dur. La différence ? Y'a l'air d'y avoir beaucoup de chiens japonais qui s'appellent Momo...
En gros, ça parlait d'une histoire de "time thieves", et de comment une jeune fille, Momo la susdite, les empêchait de détruire le monde, à grand renfort de chansons, de délation ("I don't know how to go there, but Cassiopeia [son alliée] knows" [...] "Cassiopeia, the men in grey are after you, we have to run !") et de quelques facilités scénaristiques. Mais bon, ça fait toujours rigoler de voir un ami faire un méchant dans une comédie musicale ^^
Et puis on a quand même dû se retenir pendant tout le spectacle de ne pas reprendre Momo à chaque fois qu'elle se présentait - "It's me ! Momo !"
A part ça, rien de bien nouveau sous le soleil, il fait chaud, et euh bah plutôt moche, conservant ainsi la grande tradition du "c'est quand tu peux faire quelque chose de ta journée que tu fous rien parce qu'il fait un temps de merde".
Je finirai sur une note qui réjouira les gens inutiles : je viens de découvrir le concept du Youtube Poop - je suis ptêt à la rue, mais pour ceux qui connaissent pas, c'est juste des vidéos de merde, complètement inutiles, comme celle-ci, ou encore celle-là, toutes deux centrées sur Mario, recherche précédente oblige.
jeudi 24 avril 2008
Yôkosô Dizuni Shi !
Réponse au petit jeu de la semaine dernière : hier, nous sommes allés à Disney Sea. Disney Sea, ou plutôt "Dizuni Shi" comme disent les japonais, c'est que quaoua ? En gros, à Tokyo, vous avez le Disneyland Resort Amusement Park Xtreme Alpha Plus 2, qui est découpé en deux : le Disneyland Park, le truc de base qu'il y a aussi à Paris ou aux USA, et le Disney Sea.
Le Disney Sea est selon ce que les japonais m'ont dit, l'endroit idéal pour aller passer du temps en amoureux. C'est l'endroit préféré des couples tokyoïtes, après bien sûr les love hotels, j'imagine. Après, moi j'emmènerai pas seule ma copine poser avec ça.
Mon grand ami Wikipédia m'apprend au détour d'un article fort constructif ou presque (et en anglais) que Disney Sea est le parc Disney au coût de construction le plus élevé. Et au vu du gigantisme et de la beauté des décors, je veux bien les croire. On y reviendra.
Bon, à part ça, vous allez vous dire que je ne fous rien de ma vie, à aller comme ça dans un parc d'attractions en plein milieu de semaine et alors que c'est l'anniversaire de mon collabo préféré, Julien. Bah non, parce qu'il se trouve que c'était hier le 150ème anniversaire de la fondation de l'université de Keiô, par Fukuzawa Yukichi, le mec présent sur les billets de 10 000yen, les plus gros biftons en circulation au Japon. Dans un souci de non-respect de l'autre, je me contenterai d'appeler le fondateur sans employer la déférence que je devrais, et donc dire Yuki-chan au lieu de Fukuzawa-sensei, voire Fukuzawa-sama parce que quand même il a la classe. Et en plus il est considéré comme "the father of modern Japan". J'en connais qui peuvent aller se cacher.
Petit aparté d'ailleurs sur les suffixes : en gros, on a le choix entre plusieurs, selon l'âge, le sexe et le degré d'intimité avec la personne. Pour quelqu'un que vous connaissez très bien, vous pouvez l'appeler par son prénom, sans suffixe. Si c'est un parfait inconnu, c'est "nom de famille (ndf) - san". Le truc neutre de base quoi. Si la personne est votre aîné, ou votre supérieur, alors ce sera peut-être "ndf-sensei" (aux exceptions près sinon c'est trop simple). Pour un petit garçon, "machin-kun"; une petite fille "truc-chan". Le "-chan" est aussi utilisé pour les petits enfants de façon générale même si ça sonne un peu efféminé, et par les utilisateurs d'Irc. Pardon. Quant à "ndf-sama", c'est le respect suprême, celui qui éblouit quand on regarde en face, les divinités, Georges Abitbol, ... ou n'importe quel client dans un magasin. Bah ouais, au Japon les gens sont polis, que voulez-vous.
De plus, comme la conjonction astrale était particulièrement favorable, c'était aussi les 25 ans du Disneyland Tokyo... ce qui n'a je crois eu aucune incidence sur le déroulement de la journée. Mais passons.
Les attractions. Là, c'est du Disney, 2h d'attente à chaque fois, sauf quand on a compris (trop tard) le principe du Fastpass, qui consiste à réserver un créneau pour une attraction à une heure donnée et permet donc de ne pas faire la queue. Enfin, grosse déception en tout cas. La "Tower of Terror", qui est censée être un truc de chute libre, dure 3 min et secoue à peine, le rollercoaster avec un looping fait doucement ricaner (on est freinés dès qu'on prend de la vitesse, pratique), le Indiana Jones qui d'après mes sources est sympa mais sans plus, le "Journey to the Center of the Earth" qui offre de bonnes sensations mais pendant 2 min, le simulateur de vol à la "Star Tour" mais en version qui secoue pas, et par contre la merveilleuse comédie musicale trop rigolote sur "La Petite Sirène" - 20 min de très grosse rigolade. Déception donc dans l'ensemble. En même temps nous faire arriver à 14h, c'était pas très malin.
Par contre, les décors, eux, sont magnifiques. Je l'ai déjà dit et je le redis, ça pète ! Voyez plutôt un peu les différentes ambiances :
La journée s'est finie sur une cérémonie bizarre avec le dirlo qui racontait des trucs aussi incompréhensibles que le speech de début de journée et sa "légende de Keiô", le tout au milieu d'un gigantesque lac artificiel, avec des feux d'artifice, des jolies loupiotes, et je sais pas combien de milliers de japonais en train de gueuler l'hymne de Keiô. Mes photos sont pourries mais la vidéo est sympa : matez ça.
Sinon, on a bien rigolé dans le petit train qui fait le tour du parc, d'abord parce qu'il est moche, oui, avec sa moquette motif vomitif, ses poignées et fenêtres Mickey, mais aussi parce qu'il fait le tour du parc... par l'extérieur. Et donc on voit plein de palissades maintenues verticalement, trop moches, qui te cassent un peu la magie quand t'es de l'autre côté.
Pour finir, une interrogation métaphysique : en Occident, on dit de certains bébés qu'ils naissent avec une cuillère en argent dans la bouche (*), mais qu'en est-il des Orientaux ? Sont-ils horriblement déformés à la naissance par des baguettes en argent qui je le rappelle, font bien deux fois la taille d'une cuillère à café ? Je vous laisse méditer là-dessus...
(*) Sauf Roger Daltrey, qui lui en a eu une en plastoc (NdlR)
(*) Sauf Roger Daltrey, qui lui en a eu une en plastoc (NdlR)
vendredi 18 avril 2008
J'suis en r'tard, en r'tard...
... et en plus j'ai rien d'intéressant à raconter.
En gros, jeudi de la semaine dernière, un nouvel arrivant a débarqué à la HIH, mon "dorm" - Vivien, un pote de Centrale qui faisait entre autres partie de ma liste BDE de première année. Du coup, la semaine a été passée à le balader un peu pour lui montrer comment se passe la vie au Japon.
Pour le reste, boulot et autres - une jolie soirée d'accueil samedi dernier suivie d'un karaoké dont la décence et le bon goût m'empêchent de diffuser photos et vidéos. Vous savez, le speech au début de chaque VHS ou DVD disant "usage restreint, pas de diffusion hors du cercle familial chaispasquoi ?" Bah pareil. Le monde doit savoir, mais je refuse d'être le salaud qui lui infligera ça.
Sinon bah hier c'était les 24 ans de mon coloc', avec quasiment pas de photos puisque mon appareil avait pas de batterie. Pour 3 photos donc, rien dans la galerie. On lui a offert 2 jeux DS et un bouquin pour draguer les philippines. Et aujourd'hui, j'ai eu le droit de déménager une partie de mon labo et d'assister à une conférence chiante sur le traitement des eaux puisque intégralement en jap. Et à part ça je suis vaguement malade mais on s'en fout c'est le week-end.
La mise à jour de la semaine prochaine devrait se faire vers mercredi ou jeudi et être trop top.
En gros, jeudi de la semaine dernière, un nouvel arrivant a débarqué à la HIH, mon "dorm" - Vivien, un pote de Centrale qui faisait entre autres partie de ma liste BDE de première année. Du coup, la semaine a été passée à le balader un peu pour lui montrer comment se passe la vie au Japon.
Pour le reste, boulot et autres - une jolie soirée d'accueil samedi dernier suivie d'un karaoké dont la décence et le bon goût m'empêchent de diffuser photos et vidéos. Vous savez, le speech au début de chaque VHS ou DVD disant "usage restreint, pas de diffusion hors du cercle familial chaispasquoi ?" Bah pareil. Le monde doit savoir, mais je refuse d'être le salaud qui lui infligera ça.
Sinon bah hier c'était les 24 ans de mon coloc', avec quasiment pas de photos puisque mon appareil avait pas de batterie. Pour 3 photos donc, rien dans la galerie. On lui a offert 2 jeux DS et un bouquin pour draguer les philippines. Et aujourd'hui, j'ai eu le droit de déménager une partie de mon labo et d'assister à une conférence chiante sur le traitement des eaux puisque intégralement en jap. Et à part ça je suis vaguement malade mais on s'en fout c'est le week-end.
La mise à jour de la semaine prochaine devrait se faire vers mercredi ou jeudi et être trop top.
lundi 7 avril 2008
Dans lequel il est question de choses et d'autres
Goooooooooood morning Blog-nam ! Comment ça va bien ? En ce qui me concerne, je suis exténué. Non pas de trop avoir travaillé, bien que j'aie passé du temps au labo cette dernière semaine, ni parce que j'ai regardé trop de films ou de nanars - à peine 5 en 3 jours. Du coup, une fois de plus, je ne les chroniquerai pas. Bien que sur des morceaux d'anthologie comme "Flic ou Ninja" ou "Robo Vampire", il y ait de quoi faire. Cela m'a d'ailleurs permis de retrouver dans quel extrait, mentionné il y a quelques posts, il était question d' "ordure" et d' "enfoiré de première", et c'est là. Si vous n'y comprenez rien, c'est normal. Les explications sont disponibles ici. Et vous avez intérêt à aller voir ça, au nom de la culture générale. Faites-moi plaisir.
Qu'ai-je donc fait de ma semaine, sachant que les cours n'ont pas encore repris ? Bah on a fait la fête tout le week-end, en fait. Vendredi soir, "back to school party" avec les autres ryûgakusei (= étudiants internationaux), samedi midi hanami dans le parc de Shinjuku parce que bon, les cerisiers fleurissent à peine deux semaines alors faut en profiter, samedi soir anniversaire de Zelda, dans un bar d'Hiyoshi, et dimanche le Kanamara Matsuri.
La BTSP a été l'occasion de revoir des potes, de picoler gentiment et de passer la nuit dans un karaoké avec une fine équipe composée de 5 français, une philippine, un norvégien et un japonais, ce qui a donné des mélanges... intéressants.
Le hanami a juste été l'occasion de se vautrer sous un soleil magnifique et une température estivale sur une grande pelouse au milieu des cerisiers, ce qui est toujours agréable. Malheureusement, il avait fallu se lever tôt.
Samedi soir, anniversaire de Zelda, dans un bar où a travaillé un autre français, Louis. Celui dont toutes les filles sont amoureuses. Comme je suis un fou, vous avez encore un lien, parce que ce gamin est touchant. C'est donc là. A part ça, bah il fait froid en costard dehors. Je vous laisse avec les photos de la galerie, ce sera plus simple. Vu la quantité qu'il y en a de toutes façons...
Dimanche, nous allâmes donc, Jérémy, Antoine, Zelda et moi, à Kawasaki-daishi, non pas pour manger un MegaMac, même si on l'a fait quand même, mais surtout pour aller au Kanamara Matsuri. Quoi c'est-y qu'c'te bête-lô ? Laissez-moi vous raconter une histoire. Histoire plus compréhensible que celle du "Flic ou Ninja" aforementioned (ça claque plus en anglais).
Il était une fois donc, un démon aux grandes dents qui se cachait dans le ventre des femmes. Ce démon représentait un danger pour la population, puisqu'il castrait tous les hommes s'intéressant de trop près à la population féminine touchée. (J'invente rien.) Un forgeron eut un jour la bonne idée de se forger un phallus en métal, qui brisa les dents du démon. C'est ce qu'on commémore pendant ce festival, dont le nom signifie littéralement "festival du phallus". De manière plus approfondie, ça sert en gros à prier pour ne pas choper de MST et autres saloperies, et l'argent récolté pendant le festival finance justement des recherches dans ce domaine, ce qui est je trouve un geste appréciable.
Concrètement, ça se traduit par ce que l'occidental moyen - genre nous - qualifiera de "grand n'importe quoi". Le temple, ridiculement petit, est rempli d'étrangers et de japonais : des hétéros, des gays, des travelos, etc. Il y avait un mini-concert dont la moyenne d'âge des chanteurs était de 5 ans (mes oreilles saignent encore à l'évocation de "Dancing Queen", d'ABBA), mais aussi des vendeurs de statuettes phalliques, de sucettes en forme de pénis ou de clitoris (nan j'vous assure, je déconne vraiment pas), de bouteilles de saké en forme de phallus, j'en passe et des meilleures.
Le clou du spectacle étant bien sûr les mikoshi, les espèces d'autels que l'on porte sur les épaules et que l'on trimballe dans la ville, lesquels contenaient des phallus d'1m de haut, dont un d'un rose bonbon des plus exquis. Ainsi qu'un brave homme dans un costume reprenant un personnage célèbre japonais, Gachapin, mais ici parodié en phallus. La ressemblance est troublante. J'ai presque envie de l'appeler "Gacha-pine", mais je suis conscient que ça peut ne pas faire marrer tout le monde.
A part ça, quitte à être sur place, on a traîné en ville, l'occasion de voir un temple bien grand et bien cool, avec une jolie pagode, des grosses portes, des jolies statues, et un Taj-Mahal miniature en travaux plutôt incongru.
A part tout ça, reprise des cours mardi, visite de la soeur de mon coloc pour quelques jours, et semaine nettement plus tranquille et donc inintéressante en perspective.
lundi 31 mars 2008
Hanami - お花見
-------------------------------------------------------------------------------------------------
EDIT : Parce qu'il a fait trop trop beau aujourd'hui, des photos prises, depuis mon labo, des cerisiers et du mont Fuji.
-------------------------------------------------------------------------------------------------
Toujours les fameux corbeaux japonais. Moi je les aime bien ces bestiaux.
EDIT : Parce qu'il a fait trop trop beau aujourd'hui, des photos prises, depuis mon labo, des cerisiers et du mont Fuji.
-------------------------------------------------------------------------------------------------
Toujours les fameux corbeaux japonais. Moi je les aime bien ces bestiaux.Nous arrivons, j'espère que vous l'avez remarqué malgré le changement d'heure, en avril. Et en avril, au Japon, c'est la saison des cerisiers ! Bah oui ! Là où ils fleurissent, deviennent tout beaux et où les Japonais se ruent en masse pour les admirer, assis sur de belles bâches bleues, et accessoirement picoler. Pis manger aussi un peu.
Parlons un peu kanji, ça faisait longtemps. Hanami, en japonais, ça s'écrit comme ça : 花見. Le premier carré blanc, car je pense à ceux qui ne voient pas les kanji sur leurs ordis, signifie "fleur". Le deuxième est celui du verbe "regarder". Donc le hanami, c'est se caler bien confortablement, et s'en coller plein les yeux. A ceux qui se demanderont en quoi un cerisier en fleur, certes très joli, vaut qu'on déclenche de telles passions, je répondrai : "Haha, pauvre sot ignorant ! Tu restes cloisonné dans tes parcs eux aussi certes très jolis, mais c'est pas ça qu'on appelle la classe. Dans les tiens il n'y a pas 1300 cerisiers, ce qui visuellement est plus agréable et moins pathétique qu'un pauvre cerisier en fleur au milieu d'un square quelconque, coincé entre un toboggan et une armoire électrique !" Et les amateurs du square en face de la Rez savent que ce ne sont pas des endroits fréquentables, on y croise plein de sales gaijin.
Or donc, samedi, nous nous trainâmes au Yoyogi-kôen, pour faire hanami. Nous n'étions pas seuls, mais les charismes conjugués de Rémi (bourré -20 min), Jérémy, Antoine et moi nous permît quand même de nous dégoter une place pas trop pourrie.
Alors moi, forcément, j'ai regardé les gens. Pendant un hanami, on voit plein de trucs marrants (les cerisiers ça compte pas). Il y a ceux qui sortent en famille, ceux qui sortent avec des potes, les amoureux, et les pic-nics d'entreprise. Et ça, c'est la classe mondiale. J'ai pas de photos, mais ils amènent de la bière en quantité industrielle, des mini-tables pour bien s'installer, des plateaux-repas, etc. Nous à côté, on faisait peine à voir, avec nos 3 pauvres sandwich et onigiri qui se battaient en duel. En plus on n'avait même pas de bâches.
Couple type. En plus, ils s'étalent. (Nan, je suis méchant, le gars nous a même proposé une bâche, ce qui veut dire que même s'il porte un slim, il est cool.)Parce que oui, les Japonais veulent pas être trop nature, faut pas déconner non plus, donc s'asseoir par terre, caca. D'où profusion de bâches bleues peu seyantes, parfois égayées par la présence très sporadique de bâches vertes.
De même, le hanami doit être un évènement sportif, ou alors les Japonais ont un problème mental. Entre les deux, mon coeur balance. Toujours est-il que l'on voit des nippons s'éclater à jouer (liste non exhaustive) au badminton, aux raquettes de plage, à la corde à sauter, au basket, à faire des bulles, et au base-ball, le tout sur des surfaces de 2m*2m, et avec les branches des cerisiers à 2m30 du sol en moyenne. Respect, surtout pour les base-balleurs.
On notera aussi, juste pour énerver Jérémy, que Monster Hunter 2 c'est tendance ! ^^
Au rang des nouvelles diverses, j'me suis aussi délecté de la présence toujours agréable de doux dingues, enfin de Japonais, quoi, comme ce monsieur, aimablement et a priori sans raison aucune déguisé en Panthère Rose. La classe.
Et pis euh, que dire ? On reprend ses bonnes vieilles habitudes sans trop de soucis (oui parce que pour ceux qui ont raté le coche, je suis rentré au Japon hein), je suis super déçu de ce thé vert à la menthe (c'était un instant de vie, offert par Leroy Merlin, ou Auchan, ou les deux à la fois, des comme ça on les brade), et accessoirement je tenais à vous donner la preuve en images que des fois, les pubs géantes sont changées, et que j'aimerais bien voir ça une fois.
L'oeil attentif notera qu'Ayumi Hamasaki sort encore un album, le précédent étant sorti... le 1er janvier. Si c'est pas ça être commercial.A noter que les photos sont comme d'hab' dans la galerie, et que Julien en a aussi prises du Shinjuku-gyôen, qui sont plus jolies, je trouve. On mettra ça sur le dos du nombre accru de cerisiers, l'absence de Rémi bourré pour le déconcentrer, son trépied de tricheur et ses gènes de directeur de la photo. Polack va.
Ah, pis accessoirement, j'allais oublier. On a profité de l'escale à Copenhague - merci l'espace Schengen - pour aller voir Rémi (un autre) qui est en double diplôme là-bas. L'occasion d'aller se balader un peu, délirer, traverser Christiania à l'arrache, et se claquer le bide au Burger King. Et aussi de voir un gros nounours bleu. Mon cerveau a refusé d'essayer de comprendre. A vous les studios.
Inscription à :
Articles (Atom)















