samedi 2 août 2008
Clichés en VF
Aujourd'hui, un post un peu bidon comme j'en fais parfois, puisque globalement j'ai pas grand-chose de transcendant à raconter. Au rang des nouvelles cependant, je suis donc de retour en France, ce qui est à peu près suffisant pour justifier le "en VF" du titre. Par conséquent, comme ma vie est franchement moins passionnante en France, et surtout moins "chez des petits jaunes", je ne sais pas avec quelle régularité le blog sera mis à jour pendant les 5 semaines de mon séjour ici. Je peux juste vous dire qu'il y aura un post vers le 10 août. Après...
Mise en garde préalable mise à part, quoi de beau, de neuf, ou tout simplement de réchauffé ? Bah les trucs classiques, retrouvailles avec la famille, la PS2, les amis, et tout et tout. Retour au Rocky pour voir des amis et un spectacle qui m'avait manqué. Le genre de trucs normaux quand t'as passé 6 mois à l'étranger.
Je parlais néanmoins de clichés dans le titre, parce que mine de rien pas mal de trucs m'ont fait une drôle d'impression en revenant. Déjà le fait d'être tout seul parce que la famille se dore la pilule dans le Sud - je cautionne, mais quand même.
Ensuite :
- la tronche de Benoît XVI tous les matins au réveil sur une banderole qui pend à la fenêtre de la maison d'en face.
- pas de convinis.
- pas de raclures qui chantent "Ponyo".
- allumer la radio et entendre en toute première chanson (et je déconne pas) "Les Lacs du Connemara" de Sardou. Pour la peine vous avez un lien vers le clip, na. Et vous pourrez admirer une belle gestuelle.
- prendre une fois le bus, se faire contrôler, et voir la moitié du bus descendre parce que pas de tickets.
- la banque qui est infoutue de faire un virement, te demande de les rappeller et est injoignable.
- personne qui beugle "irasshaimase" en rentrant dans un magasin.
- des travaux débutés y'a un an, et toujours pas finis, alors qu'ils nous ont fait une annexe de la gare d'Hiyoshi de 5 étages en 3 mois.
- la nuit qui tombe à 22h et pas 18 ou 19h.
J'en passe et des meilleures. Enfin donc, entre les coups de fils à cette nullité crasse de banque, je vais essayer de rattraper un poil de retard et aller au ciné, voir les Wall.E et autres Batman : The Dark Knight qui ont l'air sympatoches.
J'hésitais à mettre ici une photo de Benoît Croix-vé-bâton, mais donc à la place je vous en mets une des lacs du Connemara. Enfin non, ça c'était en début de post. Je vous en mets une de la pochette de l'album, qui est bien classe.
lundi 28 juillet 2008
[Insérez titre de chanson de Polnareff ici]
Bon, c'était "Holiday" pour ceux qui auraient pas trouvé. A part ça, comme j'ai dû le mentionner quelque part mais je sais pas où et j'ai la flemme de me relire, c'est la saison des feux d'artifice. Alors je suis allé en voir un autre, moins bon que celui de Yokohama la semaine dernière, mais dans un cadre bien plus impressionnant puisque nous surplombions le temple Sensô-ji, à Asakusa.
Evidemment, on n'était pas tout seuls, une fois de plus, puisque ça grouillait de monde et que des policiers organisaient des files d'attente dans la gare après le feu d'artifice...
Pis sinon bah rien de passionnant, c'est le gros bordel de fin d'année dans la résidence entre les sayônara party, les trocs de matos dont on ne se sert pas, les rapports à faire à l'arrache, les adieux déchirants, les valises à faire, etc.
Et voilà, encore un post peu intéressant... faudra que je me décide à faire des trucs utiles un jour moi tiens. Ah oui et c'est les vacances, donc.
samedi 19 juillet 2008
Son et lumière
Vendredi fut une grande journée. Elle partait mal, pourtant. Une chaleur suffocante, désagréable. Des expériences qui, comme à l'accoutumée, ratent, ou du moins ne sont pas satisfaisantes. Heureusement, une dantesque soirée s'annonçait, avec dans l'ordre la découverte du nanar musical, une izakaya puis un karaoké.
Nanar musical, donc. Et oui. Euterpe devait être sacrément bourrée le jour où elle s'est penchée, voire vautrée, au-dessus (ou "sur") le berceau du petit garçon qui serait plus tard connu sous le nom de Marty McFl... Friedman. A sa décharge, il est super connu au Japon et tout, et a été pendant 10 ans le guitariste principal de Megadeth. Sauf que parfois il fait des concerts solos aussi. Et c'est là que survient le drame.
Replaçons les choses dans le contexte. Lilly me prévient il y a deux jours qu'elle a des invitations pour ce concert. Je connais pas, mais j'acquiesce, de toute façon je ne refuse pas un truc gratuit, question d'éthique (free food !). L'ambiance et les photos du cher Marty nous laissent penser qu'il s'agit d'un guitariste un peu heavy metal/hard rock, le genre aux cheveux longs, qui joue vite et vu comme son nom nous est inconnu, probablement mal. On était à des kilomètres de la vérité. Des dizaines de foutus kilomètres.
Je parlais de nanar musical : en effet, le concert reprend toutes les figures imposées de ce type de musique et de live, mais se rate lamentablement. Dans le désordre, les cheveux longs, le headbanging, le "je parle couramment jap mais je vous parle en anglais parce que je dois faire mon gaijin", les duels de guitaristes où ils essayent de se bouffer le nez, les "fuck yeah" en fin de chanson, le jeter de guitare, les fins de morceaux interminables, les effets de lumière Jean-Michel Jarre, l'air constipé pendant les solos, etc.
Mais là où cela devient vraiment démentiel, c'est dans la nature même de la musique. Techniquement, il(s) est(sont) bon(s), mais les instruments sont horriblement dissonants, rien ne va ensemble. Et surtout, le fait que Marty Friedman n'a visiblement pas jugé bon de chanter. D'où un chanteur minable, le batteur, qui nous plaque une espèce de rap moisi par dessus des morceaux pas terribles, mais au bout de 50 looongues minutes de concert. Un peu éprouvant. Son look grotesque rattrape néanmoins le tout, et provoque de bons ricanements nerveux.
Le concert se poursuit, avec une graduation constante dans le grotesque, qui se finit par un final d'une longueur qui n'a d'égale que l'ennui qu'il suscite, suivi d'un rappel ("ankoru", "encore" japonisé) grandiose, puisqu'exit le chanteur rap kéké, non, voici, toujours sur des sonorités heavy metal... la chanteuse idol ! Elle chante aigu, elle chante fort, elle chante mal, elle ressemble à une gamine de 12 ans, elle fait tournicoter sa jupe à froufrous, elle donne vie de lui mettre des claques... bref, c'était fun mais pas fait exprès.
Dimanche, nous sommes allés à Yokohama, admirer le feu d'artifice. Accompagnés de Kashimi, ma tutrice, on a fait ça dans les règles, à la japonaise, en arrivant à 13h30 pour un feu d'artifice à 19h, histoire d'avoir des bonnes places. Le plus flippant c'est qu'on était déjà pas tout seul. On a effectivement eu des bonnes places, puisque nous étions au meilleur endroit pour le voir, une jetée vachement classe au doux nom d'Ôsanbashi ("hashi" signifie "pont").
Façon hanami, tous les japonais avaient ramené des bâches, posées par terre, et on fait son petit pique-nique et on s'ennuie ferme en attendant que ça commence. Je suis quand même allé faire un tour pour voir la foule de japonais se presser un peu partout, voir toutes ces japonaises en kimono d'été, le yûkata, parfois dans des situations un peu étranges, comme en train de poser à côté de Ronald MacDonald...
Enfin bon, à part ça c'était classe, le "hanabi" ("fleurs de feu" en japonais, "feu d'artifice" donc) ayant duré plus d'une heure, et en humiliant totalement ce que l'on peut voir en France, avec dans le désordre, à côté des trucs classiques : lunettes, chapeaux, papillons, et aussi toutes celles ci-dessous (merci Julien)...
Doraemon ! (pas facile à voir avec le mode "feu d'artifice" mais si si je vous assure)
Au rang des infos pas intéressantes : la découverte que les japonais massacrent parfois aussi en toute allégresse l'espagnol, après l'anglais et le français; le dernier Miyazaki, "Ponyo on the Cliff by the Sea" ("崖の上のポニョ" en japonais) est vraiment sympa (et à la musique très entêtante), même si je ne cracherai pas sur des explications complémentaires de deux passages du film où je n'ai rien compris du tout; et la traditionnelle photo de fin de post, ici dans Roppongi.
dimanche 13 juillet 2008
Une blonde, un festival, et un pèlerinage au Fuji
Bon, voici une vraie de vraie update, pas comme les photos de glandeurs dont j'ai pu vous gratifier en début de semaine dernière. Même si faut pas déconner, on est quand même mi-juillet, y'en a qui se dorent la pilule à la plage, des qui restent chez eux payés à rien foutre parce qu'ils n'ont pas de mission, j'en passe et des meilleures, vous allez pas critiquer les presque honnêtes gens qui bossent.
Donc lundi dernier, arrivée de Lilly, une amie de Paris, pour un stage tellement fumeux qu'il renvoie le smog anglais se cacher. Elle squatte jusqu'à fin août au Japon, donc en attendant je lui fait découvrir un peu le pays. Enfin Tôkyô, parce que le pays ça fait grand et cher.
Indépendamment de ça, je suis allé à un festival curieux, je sais plus trop quel jour exactement, dans un petit temple, le Kôgenji. Je ne sais pas du tout à quelle occasion cet évènement a lieu, mais ça a l'air d'être un truc assez général, puisque j'ai retrouvé les espèces de fleurs-citrouilles que vous pourrez apercevoir sur quelques photos un peu partout dans Tokyo à la même période.
C'était donc plutôt sympa, avec une espèce de spectacle ou un gars avec un balai sur la gueule s'en servait pour faire peur aux gens, puis comme guitare électrique, et enfin se mettait en pantacourt en bondissant comme un autiste. Vraiment bizarre mais l'accompagnement musical était vraiment bien. Désolé JB mais la vidéo est trop volumineuse, je te la montrerai en août.
Enfin, pour finir, le gros morceau. Ce week-end, ou plutôt dans la nuit de vendredi soir, nous prîmes notre courage à deux mains et sommes allés affronter le Mont Fuji. J'en profite d'ailleurs pour signaler qu'en japonais, on dit "Fuji san" et pas "Fuji yama", qui résulte d'une erreur de lecture du kanji de la montagne.
Quelques chiffres :
- Départ de la rez à 16h45 vendredi, direction Shinjuku puis le mont Fuji.
- Début de l'ascension, 2305m, 21h, en gros.
- Arrivée au sommet, 3776m en théorie pour le plus haut point, mais la station doit plutôt être vers 3600 ou 3700 m je suppose. Arrivée à 2h30 du mat', en gros.
- Lever du soleil vers 4h45.
- Début de la descente vers 6h du mat'.
- Retour à la 5ème station à 10h.
- Retour chez nous à 15h samedi.
Donc non seulement nuit blanche, mais en plus pas loin de 10h de marche.
Détail intéressant, il fait froid, en haut du mont Fuji. Et quand je dis "froid", je pense "très très froid". Wikipédia me dit que les moyennes mensuelles en août oscillent entre +8°C et -18°C. A mon avis, nous on avait facilement un bon zéro, minimum. Entre JL qui a limite fait un malaise, moi qui tremblais comme une feuille et Zelda qui n'arrivait pas à se réchauffer, ça sentait l'échec. Enfin, j'ose croire qu'un des 60 militaires sortis de nulle part nous aurait aidés en cas de pépin.
Donc montée plutôt sympa et pas si dure que ça d'un point de vue technique, juste horriblement longue et assez mal foutue. Ca commence par exemple par de grandes volées de marches. Sympa comme tout pour casser les jambes. Mais j'ai bien aimé le fait de monter de nuit, c'est vraiment marrant parce qu'on ne voit rien du tout (normal), qu'on n'a aucune idée du paysage ni rien, et que c'est le lendemain, pendant la descente, qu'on le découvre...
Parlons-en de la descente. Facile, du terrain mou, qui glisse tout seul. Facile, ça fait des gentils zig-zags jusqu'en bas. Mais pendant 4h, franchement... on se fait chier... même si le paysage est somptueux, on s'emmerde, on n'a qu'une seule envie, c'est d'être en bas, et on se rend compte que monter de nuit c'est bien, mais qu'on n'a aucune notion des distances, et du coup ce qu'on pense avoir fait en 10 min, bah on se rend compte que ça prend une heure. Mais comme t'es claqué, bah c'est insupportable. Mais heureusement, c'est joli, et autant le haut du Fuji est volcanique et donc rocheux, autant le bas est très verdoyant et méditerranéen. Etrange.
En tout cas, nous prîmes de jolies photos, plein, comme vous pourrez le constater en galerie, ça se recoupe un peu entre celles de Julien et les miennes, mais là maintenant tout de suite ça me saoûle de trier donc voilà. Pour simplifier, moi c'est plus les photos de paysage, et Julien les photos de nuit et du lever du soleil.
Enfin bon, tout ça pour dire que nous l'avons fait, mais ne le referons pas de sitôt, que les photos sont dans la galerie, et que j'ai enfin trouvé un clip de la daube immonde à laquelle j'ai droit tous les midis depuis 2 mois à la cantine. Bien évidemment, je vous le mets en lien, c'est ce truc, là, Berryz, et vous dis à la semaine prochaine pour des "sayônara party", une expo, et au moins un feu d'artifice. D'la balle mec.
Et dernière question, existentielle bien sûr : quatre japonais employés d'une station-service en train de s'acharner sur le pare-brise d'une voiture en écoutant "Uptown Girl" de Billy Joel, est-ce cliché ? Pour ma part j'ai voté oui et ai explosé de rire en les voyant. J'ai des joies simples. Pour la peine je vais réécouter Caramell Dansen, pour me calmer. Oui, ce post a été intégralement écrit en écoutant des pourritures musicales, et alors ?
dimanche 6 juillet 2008
lundi 30 juin 2008
Ikebana
Sous ce nom barbare n'ayant rien à voir avec un cross-over contre nature entre l'Incroyable Hulk et un élément représentatif de la gastronomie moyen-orientale se cache un art ancestral nippon (arcanes ninja secrètes vendues séparément). L'ikebana, donc.
Comme vous l'avez sûrement déjà compris si vous avez lu le lien subtilement caché dans le paragraphe ci-dessus, c'est grosso modo de l'arrangement floral. Grâce aux dames du Nihongo Club, nous avons pu nous essayer à cet art. On était plutôt contents de ce qu'on a réussi à faire, mais je crains très fort que ça ne bluffe que le novice malgré les appréciations positives des dames susmentionnées.
En effet, je vous lis un papelard sur la philosophie de l'ikebana :
Alors déjà ça part mal, parce que bon, pour nous c'était plutôt "ces fleurs là elles sont jolies, celles-là aussi, et hop, si on fait comme ça c'est plutôt agréable à l'oeil". Alors soit l'homme occidental est tellement un Übermensche (je sais pas comment ça s'écrit, moi j'ai fait espagnol, viva España, surtout après l'Euro) qu'il a compris en moins de 30 min ce qui a demandé 500 ans de compréhension aux Japonais, soit elles ont été indulgentes avec nous. Mais bon c'est joli.
"For me too, arranging flowers is a direct, face-to-face dialogue with living plants - to read the tacit "will of nature" as enshrined in the heart of these plants, and to give that form. [...] In a manner of speaking, the exchange of life born of the resonance between the hearts of active humans and static plants is ikebana."
Ah ouais, quand même. J'ai rien compris. (Nan mais j'avais déjà lu le papier, hein, mais c'est pour donner un style et tout en fait.) Concrètement, on a un vase, un peu d'eau au fond, et une espèce de plaque avec des piques en métal, pour piquer ou intercaler entre les piques les fleurs, en serrant les fesses pour que ça tienne, ce qui n'est pas évident. Moi par exemple on m'a dit que c'était vachement "modern style". J'veux bien, mais faudrait qu'on m'explique les différents styles avant...
Bon enfin tout ça pour dire que 5 français mâles ont passé 1h30 à arranger des fleurs. Avec la réputation de tapettes qu'on se traîne dans les mangas vous parlez d'un cliché. Enfin à part ça on a aussi pu voir Edmée et Sandra habillées respectivement en kimono et yukata. Et à bientôt pour un prochain post encore plus nippon. Et photos y'en a être dans galerie, bwana.
Comme vous l'avez sûrement déjà compris si vous avez lu le lien subtilement caché dans le paragraphe ci-dessus, c'est grosso modo de l'arrangement floral. Grâce aux dames du Nihongo Club, nous avons pu nous essayer à cet art. On était plutôt contents de ce qu'on a réussi à faire, mais je crains très fort que ça ne bluffe que le novice malgré les appréciations positives des dames susmentionnées.
En effet, je vous lis un papelard sur la philosophie de l'ikebana :
"[Ikebana] is not merely elevating symbiosis and harmony between nature and human living to aesthetics; it takes these to the depths of the heart's spiritual realm."
Alors déjà ça part mal, parce que bon, pour nous c'était plutôt "ces fleurs là elles sont jolies, celles-là aussi, et hop, si on fait comme ça c'est plutôt agréable à l'oeil". Alors soit l'homme occidental est tellement un Übermensche (je sais pas comment ça s'écrit, moi j'ai fait espagnol, viva España, surtout après l'Euro) qu'il a compris en moins de 30 min ce qui a demandé 500 ans de compréhension aux Japonais, soit elles ont été indulgentes avec nous. Mais bon c'est joli.
"For me too, arranging flowers is a direct, face-to-face dialogue with living plants - to read the tacit "will of nature" as enshrined in the heart of these plants, and to give that form. [...] In a manner of speaking, the exchange of life born of the resonance between the hearts of active humans and static plants is ikebana."
Ah ouais, quand même. J'ai rien compris. (Nan mais j'avais déjà lu le papier, hein, mais c'est pour donner un style et tout en fait.) Concrètement, on a un vase, un peu d'eau au fond, et une espèce de plaque avec des piques en métal, pour piquer ou intercaler entre les piques les fleurs, en serrant les fesses pour que ça tienne, ce qui n'est pas évident. Moi par exemple on m'a dit que c'était vachement "modern style". J'veux bien, mais faudrait qu'on m'explique les différents styles avant...
Bon enfin tout ça pour dire que 5 français mâles ont passé 1h30 à arranger des fleurs. Avec la réputation de tapettes qu'on se traîne dans les mangas vous parlez d'un cliché. Enfin à part ça on a aussi pu voir Edmée et Sandra habillées respectivement en kimono et yukata. Et à bientôt pour un prochain post encore plus nippon. Et photos y'en a être dans galerie, bwana.
lundi 23 juin 2008
Kentucky Fried Colonel
Cette photo m'a par ailleurs permis de constater qu'on pouvait joliment admirer nos trombines sous Google en tapant "Hiyoshi Tokyo" dans la recherche d'images. Dingue non ? Je sais ça n'a rien à voir avec le reste du post.
Encore une semaine, qui s'est écoulée dans la douce atmosphère moite et laborantine de Yagami, qui, comme vous n'aviez sûrement pas manqué de ne pas le remarquer, donne "I'm a gay" à l'envers. De quoi se poser de sérieuses questions et relire "Death Note".
On est retournés le temps d'un soir au Café Santa, avons fait de la cuisine de Pascal un sale tripôt où l'on joue au tarot en mangeant des gâteaux dans une atmosphère qui à défaut d'être enfumée fût musicale et ponctuée de moustiques. Nan parce que oui, ces sales chacals sont revenus et ils se font plaisir. Les chiens.
Sinon j'ai enfin vu "Indy Jones 4", comme ils disent ici (non sans déc, sur l'affiche c'est ça), et bah même si les trois premiers sont mieux, ça reste un bon film d'action, même s'il joue à mon avis quand même pas mal sur son côté "venez le voir parce que c'est Indiana Jones".
Alors là vous le savez pas mais je viens de partir 15 min étendre mon linge et vous n'avez rien remarqué. C'est tellement beau, vous ne trouvez pas, toute cette vie en dehors du blog ?
Ah ouais alors sinon samedi on a eu droit à l'anniversaire de Jérémy, anniversaire réunissant comme nous avons pu le constater des alcooliques de tous horizons puisqu'on y trouvait des Allemands, Américains, Anglais, Français, moitiés de Japonais et Philippin(e)s. Ce qui a permis à Jérémy de mettre à jour son blog, d'ailleurs, et de passer sous silence le moment où on a été rappelés à l'ordre par le personnel. Bref. On a passé un super moment et très très bien mangé (cf photo ci-dessus). C'était un nabe. En gros c'est un plat où l'on fait chauffer beaucoup d'eau dans laquelle on va mettre à bouillir légumes, algues, tofu, viande et consorts tout en grignotant à côté de la salade fraîche, et des machins frits divers et variés. Vraiment sympa, et exothermique.
Pour les non japonisants, bien que ce soit assez explicite, le cadeau de Jérémy est une place pour aller voir la comédie musicale Wicked, le 25 juillet. Un bon petit moment en perspective avant de rentrer en France. Et comme on aime bien le pourrir le Jéjé, il y ira avec 3 boulets, Antoine, Julien et moi. Et s'il est pas content j'm'en fous c'est moi qui ai les tickets. Na.
Passons à des choses plus sérieuses. Oui, Indy, Jérémy, Yagami, tout ça on s'en fout(i). Parlons grand, parlons beau, parlons films de genre. Mes penchants douteux pour les films que je ne peux que qualifier comme tout le monde de déviants m'ont envoyé visionner "Poultrygeist, Night of the Chicken Dead", un bon gros film Troma - donc série B, ou Z, mais vous voyez le tableau - avec donc du graveleux, du con, des acteurs entre bon et nul, du gore, etc. Un bon film trashos bien marrant avec, vous l'aurez deviné (ou pas), des hommes poulets zombies.
A noter d'ailleurs que le film permet de montrer l'étendue des extrêmes vers lesquels tendent les scénaristes - s'il y en a. En effet, le film se dote aussi de numéros musicaux bien barrés et plutôt honnêtes, de références dans tous les sens (on notera la présence d'un panneau "Libérez José Bové" qui n'a absolument rien à foutre là) et de jeux de mots douteux, ou tout simplement de trucs absurdes et gratuits comme un "gay mexican chicken burger". Qui parle. Pis de toute façon un film qui commence dans un vieux cimetière indien ça part bien.
A part ça, bah rien. Faut que je me préoccupe de mes billets pour septembre, de mes rapports dès que j'aurai assez de supports de cours en anglais pour les faire, etc. Ca avance pépère quoi. Allez, au revoir, et à la semaine. Prochaine. Hahahahaha...
PS : En le relisant je me dis que c'était complètement incohérent comme post mais c'est pas grave, vous allez vraiment finir par vous y habituer. Sisi je vous assure.
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