mardi 6 octobre 2009

Dans lequel il y a de l'érotisme disco

De l'érotisme...

En ce moment, je fais dans le culturel. Balades, expos, approfondissement des connaissances du fonctionnement interne de l'administration, etc. Et, samedi dernier, c'était la Nuit Blanche, à Paris. En gros, trois "secteurs" qui regroupaient des oeuvres d'art contemporain, ouvertes à tout public, toute la nuit ou presque. BUttes Chaumont, Luxembourg, et chaispuquoi mais on y est pas allé de toute façon.

Ni une ni deux (ni trois non plus, pour ce que ça vaut), nous nous dirigeâmes vers les Buttes Chaumont, pour voir le parc sous son meilleur jour. Ou nuit. Enfin z'avez compris. Résultat ? Bah euh... on a cru qu'on rentrerait jamais.

Nan parce qu'on était pas tout seuls, voyez ?

Mais une fois la chose faite, alors nous avons pu admirer le genre de merveilles que seul l'art contemporain sait nous délivrer - lampes de bureau sur une pelouse (bon ça c'était marrant), des parapluies rouges par centaines, des loupiotes sur le lac, des fanions de fête foraine pour une oeuvre vraiment foutagedegueulesque, des trucs dorés par terre, etc. Du franchement super bizarre, du pas original mais joli, etc.

Et notre coup de coeur à tous. Simple et assez sympa, en fait.

En vrac, on est aussi allés faire un tour dans une piscine (mais quelle idée, sérieux), à Normale Sup (bis), à la place du Panthéon déguisée en place des cons bourrés (ter), puis un coup d'oeil de loin au Luxembourg, juste histoire de dire qu'on l'avait vue, cette boule à facettes géante.


A part ça, j'ai aussi pris quelques photos de mon futur (très proche) appart, dans lequel je passe déjà d'émoustillantes journées dans la peau d'une femme de ménage dans toute la force de sa maturité. Et découvre la surpuissance des produits décapants. Parfois, le nettoyage par le vide (et les mesures extrêmes), y'a que ça de vrai. Surtout quand en plus, ça marche.

La salle de bains ce matin.

Et ce soir. Pas mal, non ?

Si avec ça, les tâches ne disparaissent pas dans une lente agonie, je sais plus quoi faire.

mardi 22 septembre 2009

Mickey Mousse

Je sais.

Ahah, y'a pas à dire, je ne me lasse pas de ces jeux de mots complètement cryptiques que personne ne comprend, ou du moins pas avant d'avoir lu le post entier. Et encore. Bref, que d'aventures mes amis ce week-end ! Du fun, de voyage, des situations embarrassantes, du spectacle, du censuré (ça doit être les burgers), des bretzels, et de la bière. Des masses, même que. Huhu.

Donc, récapitulons, comme en 1940. Et oui, les accents, c'est important en français. Vendredi soir, séance spéciale Disney au Rocky Horror. Nous avions donc une Ursula, un Jafar avec une Jasmine tatouée sur le bras, un Scar, une Clochette, un Tarzan, une Aurore, un Prince Charmant, une Blanche-Neige, et bien évidemment un Mickey (moche). Autant dire que c'était gentiment n'importe quoi, avec des blagues agréablement renouvelées, quelques plantages inévitables, beaucoup de fous rires parce que le ridicule ne tue certes pas, mais développe les zygomatiques, et dans l'ensemble une très bonne ambiance.

En même temps j'avais prévenu que c'était n'importe quoi.

Après 2h30 de sommeil, on se botte le cul et on part à Roissy, pour ensuite s'envoler à Munich, histoire d'aller visiter Gallou (ex-coloc de ma 2ème année à Nantes, pour ceux qui ne suivent pas) en ce premier week-end de la fête de la bière, l'Oktoberfest. L'aventure nous attend, le rinçage d'yeux et de gosier aussi.

Donc samedi, journée tranquille à zoner dans Munich, mais un peu en naviguant de bars en bars quand même. L'occasion de se rendre compte que voyager dans un pays dont on ne connaît pas la langue, ça donne une impression de déjà-vu. Même si là je comprends vaguement l'écrit, malgré leurs tentatives de franponais (ou la même mais avec de l'allemand) pour me faire retrouver mes marques. On se couche pas trop tard quand même, parce que le lendemain il faut se lever tôt.

Dimanche donc lever à 6h30. Ouch. En fait, il faut arriver tôt dans les tentes de l'Oktoberfest, pour être sûrs d'être assis, parce que si t'es pas assis, tu peux pas boire. Donc inévitablement, tu te retrouves à 8h du mat' debout devant une tente, juste pour pouvoir être assis et pas être venu pour rien. A midi, à cause d'une conne de serveuse, tu te fais virer alors que t'as rien fait, et donc tu décides de faire une sieste chez toi, et de finir la journée traaaaanquiiiiiillemeeeeent (non, j'ai pas attrapé l'accent suisse).

Et dans un grand souci de logique, une fois que t'es assis, tu passes ta journée debout sur les bancs.

Lundi, journée tourisme. On aurait bien aimé aller visiter Dachau, mais malheureusement, c'était fermé le lundi, donc balade dans le centre-ville, sieste dans le Englischer Garten, un très très très grand parc avec des surfers et des nudistes - non, sans rire - avant de se rentrer, faire les paquets et repartir direction la France.

Vous avez les photos en galerie, le week-end était bon, et moi je suis naze. En plus EDF m'a envoyé bouler. Donc a ciao bon dimanche. Ou mardi. Finissons par quelques photos débiles.

En sortant de l'aéroport. Si tu penses qu'il va faire caca sur la décapotable, bravo, tu as l'esprit mal placé.

L'Oktoberfest, ça se fait seul, parce qu' "avec l'alcool, t'as plus rien dans le pantalon".

Le costume bavarois masculin typique, le lederhose.

La version féminine, le dirndl. Sur cette photo se sont cachées combien de bonnes raisons d'aller en Bavière, selon vous ?

dimanche 13 septembre 2009

C'est la crise, alors ceinture !

Ceci n'est pas un appel à l'aide.

Quoi de bien nouveau en ces deux dernières semaines ? Hum, réfléchissons... une réponse négative à une offre, de la prospection qui ne débouche sur rien, des bières avec des gens, une aprèm avec mes ex-collègues du Japon, les Julien, Jérémy, Antoine, Sandra et (c'est) tout.

Et là, hier, dans la lignée des entrepôts de Pantin, balade avec le même Jérôme sur un tronçon de la Petite Ceinture, qui est pour ceux qui ne savaient pas et ont la flemme de lire Wikipédia une ancienne ligne circulaire de chemins de fer dans Paris, construite vers 1850-1860 et visant à relier les différentes gares principales entre elles. Désaffectée en 1934, certains tronçons, toute la partie ouest notamment, ont été déferrés, les autres restant simplement à l'abandon. L'occasion de se balader dans une nature verdoyante avec un côté post-apocalyptique fort sympa (oui, j'adore quand la nature reprend ses droits sur les bâtiments) et de délirer un brin.

Au passage, je me rends compte de la nullité abyssale de ce jeu de mot. Et malheureusement, je n'en ai même pas honte. Dur. Bref donc, une aprèm sous le soleil à se balader peinards, prendre plein de photos sympa malgré une nette tendance à la surexposition, et délirer, aussi. Je le redis, parce que c'est important. Et pour finir, un bon gros nanar des familles bien burné, parce que y'a pas de raison.

Pas grand-chose de phénoménal à part ça. Les histoires d'appart devraient commencer à se préciser, à défaut d'autre chose, possiblement une grosse update la semaine prochaine, et je suis plus que jamais en mesure de vérifier la justesse de l'adage "moins on se fatigue et plus on est fatigué". *yawn*

Bon, c'est pas tout ça, mais balançons quelques habituels liens de fin de post. Un truc pour se foutre de l'accent pourri de nos amis d'Inde (et pas dindes), plus en cadeau un deuxième qui nous montre des fantasmes originaux (et indiens), un moment de solitude, un parce que les enfants des fois c'est drôle, un autre parce que les enfants qui ont mal ça l'est encore plus, et un dernier de mauvais goût certes, mais fruité.

Non, y'a pas de pièges.

dimanche 30 août 2009

Balades augustines

L'homme désoeuvré contemple la calme solitude de sa vie.

Bon, comme vous le savez, je suis de retour en France, et la perspective de me trouver un travail, quoique relativement urgente, n'en reste pas moins un bon moyen de rester à faire la grasse mâtinée au lit. Bah oui, pour avoir envie de se lever aux aurores, globalement, y'a mieux.

Donc je m'occupe. En résumé, depuis mon retour, deux remplacements au Rocky (pas de photos, désolé), et deux ou trois balades avec plein de photos. Je vous renvoie donc à la galerie, hein, parce que voilà, je suis flemme.

En gros, on a dans l'ordre une virée dans les entrepôts désaffectés de Pantin, le long du canal de l'Ourcq, ce qui a permis de se marrer un peu et de voir à quoi ressemblerait un bâtiment après l'apocalypse, ou du moins une attaque de zombies carabinée. Bah ça fait du dégât, et c'est très très calme. Mais on a pris plein de zoulies photos, et ça c'est top. Et on a vu un tag de Mr. T.

Ensuite, enfin plusieurs jours après quand même, musée d'art moderne de la ville de Paris, à l'occasion d'une rétrospective Henri Cartier-Bresson, photographe que je qualifierais de "pas complètement manchot" en sus d'être pété de thunes, ce qui aide pour faire des photos au Mexique ou en Chine.

Le symbolisme est assez facile, certes, mais je l'aime vraiment beaucoup.

L'expo était fort sympathique, et nous avons eu le temps de naviguer parmi les collections permanentes, qui là nous ont laissés beaucoup plus sceptiques. En même temps ça commençait par une sculpture de la mèche de Titeuf. Du coup, l'aprèm est partie en dérapage non contrôlé de manière assez violente, à base de blagues odieuses, et de photos débiles. Moi j'aime bien.

Non, ceci n'est pas une photo à la con, c'est faux.

Et pour continuer la tradition des liens de fin de post, un peu de méchanceté catholique. De l'oral et de l'écrit. Et si vous y arrivez pas, un dessin. Oui, je sais, mais bon, au bout d'un moment, faut arrêter de taper sur les juifs. Ca attendra que j'aie vu Inglourious Basterds ^^

vendredi 14 août 2009

Chuis re-là !

Glanding at the airport...

ただいま, bande de nazes. A très vite.

lundi 3 août 2009

The End has no end (part 2 of ?)


Rien de bien neuf, encore, mon chaton. J'ai donc bien validé ma soutenance comme il fallait, c'était beau, ce qui me garantit mon diplôme. J'ai écrit ma thèse, et suis en phase de corrections, et je vais toucher du doigt l'escroquerie internationale en rédigeant un papier pour un journal scientifique. Enfin si mon sensei se décide un jour. Perso, je pense que c'est une illusion.

Bon, à part ça, aujourd'hui j'ai fait un possiblement ultime petit tour dans Harajuku, l'occasion de passer dans des rues d'1m de large et de voir des trucs bizarres dans des coins que je ne connaissais pas, mais avec une densité de salons de coiffure impressionnante.

A part ça continuons le bilan de la dernière fois, parce que y'a pas de raisons. Après deux ans au Japon, j'ai donc aussi :

-découvert des artistes géniaux (et donc pas japonais).
-vu un concert (ridicule) de Marty Friedman (qui a la classe).
-déconné avec Lilly à un moment où j'en avais besoin.
-probablement vécu les meilleurs moments de ma vie.
-goûté des alcools bizarres.
-joué au psy sur MSN.
-mangé du cartilage frit (et c'était dégueu).
-compris que j'étais toujours nul en chimie.
-fait souffrir des nippons avec du réglisse.
-fait des randonnées.

-trouvé une copine (que j'ai larguée)...
-puis trouvé la femme parfaite (qui m'a largué)...
-compris que Dr. Slump est un des meilleurs manga au monde.
-appris à reconnaître la contenance d'un bécher d'un seul coup d'oeil.
-lu de l'engrish et du franponais.
-mangé en marchant (et je les emmerde).
-étonné par mon habileté avec des baguettes, ma capacité de savoir écrire mon nom en jap, et autres conneries qu'un gogol sait faire.
-goûté plein de bières qui avaient toutes le même goût. A savoir pas très bon.
-vu tellement de trucs kawaii et/ou horribles que j'ai pas fini de les digérer.
-suscité des questions quant à la couleur de mes yeux/cheveux/peau.

-apprécié les sièges chauffants dans les trains et toilettes.
-fait des blagues d'un humour horrible et personne n'a rien dit.
-pas souvent réussi à me lever avant midi.
-regardé pas mal de séries.
-vu les pires films du monde...
-...dont certains en turc non sous-titré.
-foiré mes expériences.
-visité Munich et Oxford.
-donné des cours de français et aimé ça.
-tenu un blog pendant pas loin de 130 posts.

-compris pourquoi les SAS avaient la réputation qu'ils avaient.
-vu Wicked. En vrai. Et en jap.
-pas vu de sumo en vrai.
-pas appris à bien chanter en 2 ans de karaoké.
-admiré le manque de talent des acteurs japonais. (checke le chef cuistot)
-soumis à de fortes épreuves mon estomac comme mon foie dans des tabe/nomihôdai.
-vu des vieux monsieurs tout nus dans les onsen.
-et je vous dirai pas si ce qu'on dit sur les japonais est vrai.

Ca me paraît pas mal de finir là-dessus pour aujourd'hui. Na.

dimanche 26 juillet 2009

Le chômage c'est du pipeau.

Un lézard, à la fenêtre de mon labo. Au 6ème étage.

Rien de bien passionnant cette semaine non plus d'un point de vue personnel ou professionnel puisque boulot boulot boulot, mon sensei m'ayant prévenu complètement à l'arrache que je devais rendre ma thèse pour vendredi dernier, mais ça tout le monde le sait déjà. Du coup bah maintenantj'ai fini et suis peinard tant qu'on lui explique pas que mes graphes sont pourris. Et je m'emmerde un brin, disons-le franchement. Et ça tout le monde s'en tape. Bref. J'ai 1688 Roms de jeux SNes pour m'occuper (récupérées au labo, puisqu'on vous dit que ce sont des travailleurs acharnés). Pis sinon j'ai dessiné quelques conneries.

Donc. Chômage, oui, car c'est bientôt mon tour. Au Japon, le chômage est quasi inexistant. Cette info a pour seul fondement mes cours de géo de collège, puisque j'ai la flemme de vérifier. Mais passons. Alors la grande question qu'on se pose, au collège, forcément, c'est "waaaaah mais comment ils font ?". Enfin techniquement, c'est plutôt "ouais, et ?", parce que le chômdu on s'en fout quand on a pas 15 ans. Et là, je t'apporte la réponse.

Ils sont japonais.

C'est tout. Pourquoi ? Parce qu'au Japon, on a la culture du travail. Que tu aimes ou pas ton boulot, l'entreprise, c'est ta vie. Tu cherches à t'intégrer à quelque chose qui te dépasse. T'es japonais, t'es corporate. D'aucuns diraient que tu es un pur produit. Il y a quelques dizaines d'années, personne ne changeait de travail et se faire virer était le déshonneur suprême. C'est très probablement moins vrai maintenant, mais il reste le fait que même si tu démissionnes, ou te fais virer, ou quoi, tu es japonais.

I AM THE LAW ! (thou shalt not paaaaaass !)

Le jap, au plus profond de lui, c'est un mouton docile. On lui donne des règles, il les suit. Sauf, curieusement, celle qui interdit de réserver des sièges à la cantine et je les hais pour ça, mais c'est anecdotique. Donc. Un Français, tu lui dis "prends cette pancarte, pose-toi au carrefour, en plein cagnard, et attends 17h", à moins d'avoir le choix entre ça et massacrer du Aznavour dans le métro, il t'envoie gentiment te faire mettre. Probablement en ces termes, d'ailleurs. Un japonais, bah il s'en fout. Ou plutôt, il te dira rien.

Du coup, tu trouves des vieux de 70 ans à nettoyer les chiottes de la fac, à faire la circulation, à être employé de nuit au convini (comme ça ils sont déjà levés à 4h du mat' pour préparer les bentô des nenfants), etc. Et aussi, pour tous les âges, une panoplie de boulot pourris, allant de crieur à agent de circulation (et ils ont vraiment l'air de se faire chier) aux trois sus-cités.

Donc le Japon, y'a pas de chômage, mais qu'est-ce qu'il y a comme boulots moisis !


Au passage, vous remarquerez que le gouvernement japonais est tellement fan de Star Wars que le sabre laser est obligatoire dès lors qu'on fait la circulation.