lundi 15 décembre 2008
Et de 100.
Alors là, en théorie, c'est mon 100ème post. J'me la pète, parce que c'est pas Jérémou qui va en dire autant, avec ses mises à jours une fois tous les 36 du mois. Ou les petits nouveaux qui updatent 3 fois par semaine pendant un mois puis plus rien depuis le 1er octobre. Ca doit fatiguer de tenir un blog bilingue, je sais pas.
Bon, bref, à part ça quoi de notable ces derniers jours ? L'arrivée de Mallia, qui apporte un vent de renouveau, de bonheur et de ménage sur la rez, enfin surtout sur le D-301. Le double anniversaire de Sylvain et Astrid, qui a permis de nous poser une fois de plus en "ambassadeurs de la France à l'étranger et garants des valeurs Centraliennes" (merci Mr Bennis, directeur des relations internationales de Centrale Nantes).
Comme certains d'entre vous le savent déjà, j'ai passé un samedi long et monotone dans le sous-sol du campus. J'ai donc décidé comme j'avais du temps à tuer et mon appareil photo de prendre quelques photos ou vidéos instructives et/ou utiles pour célébrer ce 100ème post, et premier vraiment utile. Nan, j'déconne, c'est qu'une coïncidence. Mais quand même. Pis y'en a pas trop non plus, j'aime pas mettre des produits cancérigènes et toxiques sur mon appareil photo, ça fait ça de moins que je m'étale sur les mains.
Enfin donc ça se passe là. C'est pas forcément instructif, mais vous voyez un peu ce qui parfois occupe mes journées trépidantes. De 9h à 21h30 dans ce cas précis, et le son sur les vidéos est d'origine. Sympa l'ambiance, hein ?
Sinon quoi d'autre ? Ouais, il paraît que c'est Noël, bientôt. Bon, moi ça m'a gavé de prendre des photos des décorations, ça n'a rien d'exceptionnel, en plus c'est de nuit donc ça veut dire photos ratées, etc. Et le Mainichi l'a fait pour moi. Mais pour me dédommager, je vous mets un lien utile.
Ah, et au passage, on critique Bush parce qu'il est sous-doué et tout, mais si on en croit cet article, le Tarô Aso est balèze aussi pour se mettre tout le monde à dos. Pour ceux qui ne sauraient pas, c'est le Premier Ministre nippon, au fait.
Ah, pareil, pour ce 100ème post, je vous offre aussi du bonheur en barre, du vrai journalisme d'investigation à l'ancienne, caméra au poing, en direct sur les lieux du crime, avec du "abunai" ("danger") et du "yamete kudasai" ("arrêtez svp"), du courage, de la sueur et de la testostérone. Non, Jérémy, c'est pas du porno. Et je parle pas de Dennis Madalone en jap, non, juste d'un poignant reportage qui moi m'a fait exploser de rire, même si c'est pas drôle. Enfin si un peu quand même.
Bon, et franchement, les Japonais me dégoûtent. Les prénoms les plus populaires cette année sont vraiment trop laids. "Aoi", "Yui" et "Hina" pour les filles, et "Hiroto", "Ren" et "Yuto" pour les mecs. Faudrait voir avec les kanji, mais bon, à part "Aoi", bof. Et tout ça à cause des drama, en plus. Genre nous on appellerait nos gosses "Zodiaque", "Ingrid", "Steevy", "JR", etc ? Non. "Allan", "Théo", "Léo", "Mattéo", "Brandon" et "Dylan" c'est tellement mieux, on a pas besoin d'alias pour faire un boys band après (dédicace à mes soeurs qui peuvent réaliser les dégâts qu'elles ont infligé à ma psyché, étant petit).
Bon allez, c'est assez de brasse pour aujourd"hui, faut que je m'en garde pour la semaine prochaine. Gambare.
lundi 8 décembre 2008
Let's recycling !
Quoi ? Ça lui plaît pas, à l'angliche du troisième rang ? Bah ouais mais le nippon, ça parle comme ça, ça utilise à outrance les "let's" et te les fait suivre de noms, comme ça, sans ciller. Ouais ouais, un nippon met plus à mal la grammaire anglaise que n'importe quel Français n'oserait ou n'imaginerait le faire, même après 2000 ans d'inimitié. Petits, jaunes, et fourbes, on vous avait prévenus.
Donc. Sujet d'aujourd'hui, le recyclage, sujet éminemment rigolo en lui-même parce que ça sent la critique facile, mais pas si drôle que ça, en fait.
Pourquoi donc ? Bon, déjà, d'un point de vue sociologique, le nippon tend à la perfection. Tout ce qu'il fait, il le fait du mieux qu'il peut, même si ça doit lui prendre un temps infini, et qu'en torchant un peu certains trucs, il serait arrivé à 95% du même résultat en 5% du temps qu'il y a passé. Vous n'avez rien compris ? C'est normal, je cultive l'échec. En résumé : nippon y'en a être méticuleux. A cause de l'écriture en petits dessins, de vivre comme une fourmi, et d'aimer les chtites maquettes de trains.
Le recyclage, c'est donc expliqué dans un anglais qui assassine Shakespeare un peu plus à chaque phrase, et en plus, comme c'est bien fait, c'est odieusement compliqué.
Par exemple, on sépare le plastique "dur" du plastique "mou". Bon, ça ça reste facile, y'en a qui sont estampillés du logo en tête d'article et qui se lit "pura", abbréviation de "purasuchikku", "plastic" donc, et pas les autres. Mais après ? Comment on peut deviner que ces grands malades vont vous faire jeter une bouteille en plastique dans une poubelle, et sa fidèle étiquette dans une seconde, avec son fidèle bouchon ? Pourtant, c'est tout en plastoc (qui n'est pas non plus un nom de pharaon obscur de la XVIIIème dynastie, celle qui passe sur la 2 tous les jours à 14h15). Bah oui, mais c'est pas les mêmes.
"C'est pas les mêmes", voilà qui résume bien tout le problème. Toi, pauvre gaijin, lâche l'affaire. Déjà que tu ne parles pas la langue, n'essaie pas de comprendre le pourquoi du comment de ce système ésotérique de tri des déchets, de même que tu n'essaies pas de comprendre pourquoi une fille va acheter deux débardeurs bleus rigoureusement identiques, ou deux paires de pompes, parce que, petit impertinent, c'est pas les mêmes.
Ta bouteille en verre, tu vas la jeter dans la poubelle à verre, logique. Mais vas-y, pète un miroir, disons. Bah NON ! Tu vas pas le mettre au même endroit, merde quoi, t'écoutes rien ou quoi ? Non, tu nous le mets dans du papier journal, avec plein de scotch, puis le tout dans un sac plastique transparent, sur lequel tu écris "verre brisé". Simple, et tellement naturel.
Bon, je critique, je critique, mais c'est quand même bien de faire un truc chiadé. J'émettrai deux objections cependant. Pourquoi aussi compliqué ? Parce que c'est gentil, mais au final on en revient au système européen plastique-verre-carton-le reste tellement on comprend rien. Et aussi, s'ils se posent tellement en apôtres du recyclage, pourquoi mais bon dieu pourquoi nous filer trois sacs plastiques pour l'achat de deux articles en magasin ?
Exemple : pas à la cafèt', parce que là ils sont un peu intelligents. Disons au 100yen shop. Vous achetez des oeufs et du produit vaisselle. Les oeufs, c'est fragile. Bam, un sac à part. Donc un autre sac pour le liquide vaisselle. Pourtant, vous avez deux mains, a priori libres, ça coûte rien de prendre ça comme ça, tranquille. Ou pour prendre un exemple encore plus concret, tout à l'heure j'ai acheté une bouteille d'huile de tournesol et une bouteille de bière, en verre (régime sain, je sais, ça va hein). Bah deux sacs plastiques, des fois que deux bouteilles dans le même ce soit pas assez solide. Et j'ai dû refuser qu'on me mette un machin en mousse protecteur autour de la bouteille de verre (sic).
Pareil, les baguettes en bois. Tout le monde utilise des "waribashi", les baguettes pourries en bois, jetables. Ca coûterait pas plus cher de mettre des baguettes plastique ou bois un peu plus classe dans les restos, et de les nettoyer, non ? Enfin bon, c'est pas très cohérent tout ça.
Et je parle pas des poubelles dans la rue, qui sont encore organisées différemment, souvent suivant la règle un peu plus simple du "papiers", "plastiques", "canettes" mais rendue incompréhensible par le double étiquetage "déchets combustibles", "déchets non combustibles". D'où de grandes questions existentielles du style "ma canette est en aluminium, la mets-je dans la même poubelle que ma canette en fer de l'autre jour ?"...
Vrac de fin de post et aussi de dernière minute... Un film avec des pectoraux d'acier sur fond de tzatziki ! Un joggueur qui se laisse pas baver sur les rouleaux ! Une pub qui laisse de sérieux doutes sur la santé mentale des japonais ! Allez, au revoir, et à la semaine. Prochaine. Huhuhuhu.
lundi 1 décembre 2008
En bref...
Comme vous avez pu le deviner, il ne s'est encore rien passé la semaine dernière d'autre que la routine habituelle (aaaarh, la rrroutine habituelle quoi).
Initialement je m'étais dit que je ferais une chronique nanar pour meubler, histoire de vous infliger une fois de plus mes goûts douteux et néanmoins éclectiques. Mais en fait, mon état de fatigue ne m'aurait pas permis de supporter un tel programme.
C'est donc une série de brèves qui constituera le post d'aujourd'hui, des trucs et des machins que j'ai constatés, qui ne sont pas forcément intéressants ou quoi, mais bon on scribouille, on scribouille, que voulez-vous, il faut bien vivre, depuis que l'euro a raté une marche.
- Comme disait Jérémy il y a quelques temps, et vous chercherez vous-même parce que ça me saoule de mettre un lien, le Japon possède une faune étonnante, et je ne parle pas des japonais eux-mêmes à qui je consacrerai un post entier, un jour où je me sentirai d'humeur très méchante. Donc oui, on a vu des cafards, des blattes, des gros insectes chelous, des araignées, une ou deux mantes religieuses, des gros papillons, des mauvais profs, des bons pédagogues, des corbeaux et des moustiques par milliers, mais moi non plus j'ai toujours pas vu de tanuki. A défaut des légendes, ça reste une grosse boule de poils, ce serait mignon. Pareil, j'ai pas vu de renard autre qu'en pierre, c'est triste. Une conspiration pour assurer les touristes, chuis sûr.
- D'ailleurs à propos de conspiration pour attirer les touristes, j'en tiens une fun. Qui n'a jamais entendu dire (s'est vu dire ?) "Je vais au Japon pour choper des japonaises, je suis un occidental, elles vont toutes venir ramper à mes pieds" ? Bon, c'est vrai, c'est pas vrai, j'en sais rien je suis pas allé vérifier. Mais à côté de ça ça fait X années qu'on nous tanne dans les articles sur le Japon avec le cliché du "Ouais mais pour plaire aux nippones faut avoir un look androgyne", entre deux entrefilets sur le Japon entre tradition et modernité. Sauf que androgynes je sais pas, mais on est des monstres de virilité à côté du nippon moyen (ce qui sera détaillé ultérieurement). D'où impossibilité mathématique.
- Pour continuer dans la série "Keio 150 c'est n'imp' ", aujourd'hui nous avons reçu une mini-couverture pour commémorer l'évènement, super, et une virée à la Poste ainsi que sur le Net m'ont appris que les deux bâtiments monstrueux en construction de part et d'autre de la gare s'inscrivaient dans le programme des 150 ans, et aussi qu'il existait une série limitée de timbres "Keio 150". Tandis que bon, pour les 800 ans de St Louis, par exemple, y'avait pas de trucs comme ça hein. Et pis sous Giscard ils l'avaient pas fêté le Bicentenaire, hein !?
- Au Japon, si d'aventure il vous arrivait de vouloir mettre la main sur le RHPS, et bien je vous apprends que le film s'appelle ici "Rocky Horror Show" (enfin, "Rokki Horaa Shoo", hein...), soit le nom de la comédie musicale dont le film est tiré, et non pas du film lui-même. Ils sont forts, très forts.
- Le Japon est un pays qui n'a jamais entendu parler d'Einstein et envoie très honorablement se faire foutre tout concept d'espace et de temps. En effet, on est systématiquement à soit 30 min, soit 2h de l'endroit où l'on veut se rendre, quelque soit le moyen de transport utilisé ou les prévisions du site de la JR (la joie de rater ses correspondances). De plus, les sorties mondiales sortent systématiquement bah 3 mois en moyenne après la sortie mondiale en question. Exemple, l'été dernier nous avons eu la sortie d'Iron Man, de Spiderman 3, d'Indy Jones 4 (ouais c'est son nom ici, "Indy Jones", pas "Indiana", ça devait prendre trop de place). Et fin janvier, nous aurons le nouveau James Bond, celui que tout le monde a vu depuis 1 mois déjà. Heureusement, le ciné c'est cher, donc on n'a aucun scrupule à faire nos gros rats et boycotter tout ça.
- Le Japon doit être le seul pays civilisé où Noël N'EST PAS un jour férié. Qu'on s'en cogne de Noël, ok. Qu'il n'y ait pas une majorité de chrétiens, ok. Mais ça n'empêche pas. Même au Bangladesh c'est férié, et pourtant les chrétiens sont en minorité - oui j'ai des gens du Bangladesh dans mon labo. Donc cette année comme tous les ans, les étrangers vont faire la grève. En plus le 23 décembre est férié, ce serait trop bête de ne pas faire le pont, non ?
- Rien à voir, mais je suis tombé sur une bio du sus-mentionné Akihito, et je trouve qu'avoir "occupation: royalty" sur sa fiche c'est un peu la classe. Ah, et l'appeller "Akihito", c'est lui manquer de respect. Bouh les vilains européens.
- Depuis quelques semaines, les Japonais redécouvrent le "quarter pounder with cheese". Pire que les sorties mondiales, j'appelle ça être vraiment à la ramasse.
- Au Japon, le délit de sale gueule, des fois, c'est cool. Par exemple se faire ignorer superbement par tous les gars qui te refourguent des tracts ou viennent te promouvoir tel ou tel restau, c'est sympa. Par contre ne pas se faire proposer des mouchoirs quand c'est l'hiver et qu'on est enrhumé, c'est tout de suite plus relou.
- La colle peut vous aider.
- En allant à la Poste, la guichetière m'a dit un truc révélateur. "Je suis allée en France la semaine dernière". Bon, ça veut pas dire que j'ai un ticket avec elle, ou alors sinon j'irai lui toucher deux mots pour lui ouvrir les yeux pour qu'elle puisse y fourrer son doigt (parce qu'avec des yeux bridés, c'est pas facile). Mais bon, cette phrase, on en vient à la détester. C'est sympa et tout, faut pas croire, mais ça annonce que la suite de la conversation risque de tourner autour de la Tour Eiffel, du Mont-St-Michel, de la faculté de votre interlocuteur à savoir dire "bonjour/merci/un/deux/trois", et c'est tout. Avant que vous n'essayiez de me contredire, non, les Français ne sont pas pareils, nous, on ne parle pas aux étrangers. Et vous savez que c'est vrai. On va pas commencer à fricoter avec les métèques, quoi, oh ?
- Je ne connais pas les chiffres exacts du chômage, mais en géo, au lycée, on nous vend du rêve en nous disant que ptêt que le pop-corn pousse pas sur les arbres, mais y'a pas de chômage, alors prrrt. Sauf que quand on est sur place, on se rend compte que c'est surtout parce que toute peine mérite salaire ok, mais y'en a du boulot pourri.
Et des boulots inutiles, y'en a un paquet. Ceux qui font le planton en tenant des pancartes toute la journée alors qu'un tréteau ça coûte moins cher, les mamies qu'on emploie à 4h du matin dans les convinis, etc. Bon, ils vont pas en mourir, mais quand même.
Et enfin, finissons sur une note de beauferie gratuite.
mardi 25 novembre 2008
Une rando qui casse les kôyô
Bien, quoi de beau cette semaine ? Bah euh comme d'hab', à peu près rien pendant toute la semaine, à part du labo. Bah oui, on est au Japon, d'accord, mais globalement on a quand même des contraintes et une grosse routine qui s'installe, donc c'est pas palpitant tout le temps. D'ailleurs ça se voit.
Bref. Si vous avez fait attention au titre plein d'humour et de traits d'esprit, on y parle de randonnée. Donc, vous en déduisez que je vais parler de ça. Bravo, bande de petits génies. On dirait les mômes de Détective Conan. Ou de Sherlock Holmes et du Dr. Watson pour les plus cultivés. Ou de Moriarty pour ceux qui sont en plus méchants, mais on commence doucement à naviguer vers les océans tahitiens des élucubrations incohérentes, parsemés d'un certain nombre d'atolls, eux-mêmes parsemés d'un nombre considérable d'opticiens et d'une faune d'un seul Antoine donc on va s'arrêter là.
Rando donc. Pourquoi ? En automne, enfin ce qu'il en reste, c'est au Japon la saison des "kôyô". C'est beau, waaah, mais pour le coup un peu de kanji va pas faire de mal. Ca s'écrit comme ça, au Pictionary : 紅葉. Littéralement, les "feuilles rouges". Ce n'est pas la saison où il pleut des pamphlets communistes, non, ne soyez pas sots, les nippons n'aiment pas les Russes, ces chiens venus du froid qui essaient de leur gauler les îles Kouril sous prétexte que les japs ont déjà 3500 îles alors ils vont pas pleurer. Heureusement, on garde Tahiti et Antoine, mais on se rééloigne du sujet, bien que cela constitue un joli running-gag.
Donc c'est joli, tous les érables voient leurs feuilles se teinter d'un rouge écarlate des plus plaisants, en passant par des dégradés divers se mariant merveilleusement bien avec le vert d'autres arbres, et les diverses nuances de jaune et orange automnales.
Pour cela nous avons fui Tokyo pour aller sur le Takao-san, qui n'est pas un pauvre gars mais une petite montagne pas très loin de chez nous. Manque de pot, tout Tokyo a fui avec nous, et c'est donc complètement sciés que nous avons débarqué au milieu de cortèges de mémés, gens en fauteuil roulant, pouffiasses en talons aiguilles, mômes en bas-âge avec leurs fidèles destriers (comprendre poussettes) pour partir à l'assaut de la montagne.
Avant que vous ne posiez la question, oui, c'était comme ça tout du long, c'était juste un peu plus calme dans la descente, mais c'était juste parce qu'ils nous attendaient tous à la gare, en fait.
Ceci excepté, je remercie le Ciel d'être un homme, parce que la queue pour les toilettes était comme d'hab' inexistante chez les hommes et apocalyptique pour les femmes (cf. principe des urinoirs, dans un post éminemment ethnologique, plus bas.) A part la vue du sommet, qui offrait visiblement un panorama sympa sur les montagnes et le Mont Fuji, mais surtout un soleil éclatant en pleine gueule, nous sommes passés par des temples sympas bien qu'un poil peuplés par tous ces jaunes venu admirer du rouge, ce qui reste un peu curieux, et les change de leur fascination mystique pour les blancs.
A noter que c'est quand même la première fois que je fais la queue pendant une randonnée, une vraie queue où tu attends debout comme un con et tout, parfois dans des conditions un peu déroutantes.
Bon, petite frayeur en arrivant à la gare, donc, au vu du nombre hallucinant de gens, mais ça je l'ai déjà dit, et pis bah voilà, une journée bien remplie, et qui mine de rien fait se poser pas mal de questions sur le comportement des Japonais.
Pis sinon et rien à voir, mais vendredi on voyait bien le Fuji-san depuis le campus, et ça donne ça.
Evidemment, photos en galerie, tout ça, avec en vrac les quelques vues du Fuji, la rando au Takao-san, et quelques photos des couleurs automnales du campus d'Hiyoshi.
Cadeau Bonux, la chanson officielle du running-gag ! Et le clip des partenaires officiels !
mardi 18 novembre 2008
Nervous breakdown
On vous avait promis du super-héros, de l'action, du fantastique, des petites tenues qui flottent au vent, des pervers, voici tout ça et bien plus encore, dans l'épisode de cette semaine de :

"... Pantsman était sur ses gardes. Il lui semblait bien avoir mis hors-jeu l'éminence grise de ce sombre complot, la terrible Chaussette de la Mort. Mais il n'avait pas survécu pendant des années dans ce milieu sans foi ni loi sans développer un certain instinct. Et toutes les fibres de son corps hurlaient en ce moment même 'Danger !' ..."
...
Bon, tout ça pour dire qu'il s'est rien passé cette semaine, que ça doit être Jérémy qui m'a perturbé à mettre à jour deux fois en une semaine, et donc bah rien. Du coup j'ai préféré faire le gogol en boxer pendant 10 minutes, et me flatter l'ego en me disant que finalement, on a tous en nous quelque chose de Bob Morane. Ou de Gérard de Villiers, je me tâte.
PANTSMAN : MORT A TOKYO !
"... Pantsman était sur ses gardes. Il lui semblait bien avoir mis hors-jeu l'éminence grise de ce sombre complot, la terrible Chaussette de la Mort. Mais il n'avait pas survécu pendant des années dans ce milieu sans foi ni loi sans développer un certain instinct. Et toutes les fibres de son corps hurlaient en ce moment même 'Danger !' ..."
...
Bon, tout ça pour dire qu'il s'est rien passé cette semaine, que ça doit être Jérémy qui m'a perturbé à mettre à jour deux fois en une semaine, et donc bah rien. Du coup j'ai préféré faire le gogol en boxer pendant 10 minutes, et me flatter l'ego en me disant que finalement, on a tous en nous quelque chose de Bob Morane. Ou de Gérard de Villiers, je me tâte.
lundi 10 novembre 2008
Dans la peau de John Malkovich. Ou n'importe quel autre, en fait.
Ce week-end avait lieu l'anniversaire des 150 ans de la fondation de ma fac. Oui, c'était un peu le running-gag 2008. Enfin gag. Bref. Donc après la location de Disney Sea en euh avril, j'crois, les évènements divers et variés, la visite du Prince Charles sur le campus de Mita, la cérémonie avec l'Empereur et plein de gens importants comme le dirlo de Centrale Nantes (su-per), et avant le concert de Koda Kumi (pardon à toi Jéjé) au festival de Mita, y'avait ça.
Et ouais, ça c'est de l'artillerie lourde. Dessus, donc, le drapeau de la fac, et la mention (en jap mais lisible en agrandissant) "2008 Keio 150 ans (depuis la) fondation". Mais passons à autre chose que de vanter le prestige de notre fac qui quoi qu'on en dise vaut mieux que ces bouseux de Waseda et ces sales pédants de Tôdai.
Ambiance western. Les allées sont désertes. L'air est lourd sous la lumière éclatante. Au loin, seul le son d'un harmonica résonne, à moins que ce ne soit autre chose. Le vent soulève la poussière et les pans des manteaux. D'un grand coup viril de santiags, l'Homme avoine les portes, annonçant par la même que si le moindre freluquet ose le regarder de travers, ça va chier.
Cette scène, et même en certaines occasions les portes battantes, tout le monde les connaît par coeur. Cette sueur froide, ces regards lourds de sens, ces sourires faux-culs, on en a déjà tous fait l'expérience, en l'occurence au moins une fois par jour si vous êtes un gringo. Hé ouais, dans les toilettes publiques.
Yep, dans ce monde de merde, les chiottes sont un champ de bataille où seule son expérience de vieux briscard des aires d'autoroute pourra vous permettre de sauver votre peau.
Si vous êtes un mec, peut-être vous reconnaissez-vous déjà dans ces quelques lignes, à chacune de vos plongées dans ce monde impitoyable. Mais pour le lectorat féminin qui somme toute s'ennuie comme c'est pas permis parce qu'il faut encore attendre 3 semaines pour avoir le prochain "Elle", nos meilleurs reporters sont allés décortiquer ces moments d'animalité pure où la testostérone et la sauvagerie l'emportent sur l'étiquette.
Pour ne pas choquer, commençons en douceur. Il y a peu, j'ai lu un bouquin qui disait que l'homme avait conservé son esprit de chasseur, ce qui à défaut de nous faire assassiner à coups de Crocs le premier nippon venu (et Dieu sait qu'ils le méritent) au détour d'un couloir, en lui sautant dessus depuis le haut d'une étagère, vêtu d'un simple slip moche et sale et avec des tatouages ésotériques plein le corps (vous assaillez un japonais, donc n'importe quoi du moment que ça ne ressemble pas à un gribouillis suffira, comme par exemple les équations de Navier-Stokes, qui sont déjà totalement ésotériques).
Aucune bestialité ni animalité ici. En plus c'est rose. Des toilettes pour femmes, forcément. (Regardez les reflets, on lit "ladies".)
Bref donc, cet esprit guerrier nous pousse en général à vous humilier, vous, femmes, dans les courses d'orientation, à savoir faire des créneaux, mais aussi à inspecter de façon pratique les lieux visités. Repérer par exemple les entrées et sorties, histoire assez inconsciemment de toujours garder un échappatoire. Du coup, l'entrée dans les chiottes n'échappe pas à ce quadrillage analytique visant à déterminer nos chances de survie en milieu inconnu et donc forcément hostile. L'analyse des aires d'autoroutes prouvera à tout le monde et sans équivoque que c'est au moins hostile pour l'odorat.
Une femme rentrerait dans des toilettes comme celles-ci prendrait immédiatement la porte, rouge de honte, déjà, et écoeurée par tant de phéromones. Mais avant cela, elle ne remarquerait... rien. Bah oui, ça reste des toilettes quoi. Un mec, non. Le mec va se dire inconsciemment. Pas cet urinoir, pas ici non plus, là c'est crade, là j'suis trop près des lavabos, etc. Il va aussi compter le nombre de cabines occupées, écouter si les gens devant les urinoirs font du bruit ou pas (bah oui quand le gars te tourne le dos tu vois pas), etc. Il devient aware, en quelque sorte.
"The pissotière way of life"
Mais bon, tout cela n'est que la mise en bouche. En effet, comme je l'ai dit, l'ambiance du lieu est portée par plusieurs millions d'années de lutte féroce, que même avec les meilleures volontés du monde les gamins du 9-3 n'arriveront pas à égaler. Considérons le scénario "urinoir", puisque c'est finalement la seule différence avec les toilettes femmes (sauf que nous on pisse debout donc tant pis si c'est dégueu ahahahhaha).
Grand jeu : Quel urinoir choisirais-tu ? (j'ai l'impression de repasser le code tellement faut réfléchir)
L'urinoir de l'Homme doit toujours être isolé, jamais deux urinoirs côte à côte, malheureuses ! Non mais vous vous rendez pas compte ! T'aurais mis de la sauce soja sur ton riz que ce serait pas pire, oh ! Et oui, au concours de qui a la plus grosse, parce que ça se résume vachement à ça, bah le meilleur moyen de ne pas froisser son susceptible ego est encore de ne pas permettre aux voisins de reluquer votre engin et de conclure par un sourire satisfait des plus angoissants.
Parce que oui, en face d'un urinoir, il y a un mur. Ce constat implacable en implique un autre. Pendant qu'on fait pipi, fût-ce debout, bah on s'emmerde. Et quand on s'ennuie, on cherche un truc intéressant à faire. Parce que déboutonner/dézipper son jean d'un geste sûr et viril, en écartant les jambes façon cowboy, ça prend pas le temps d'un petit pissou. Et donc, regarder le plafond, ouais mais bon ça fait mal, en face c'est inintéressant mais ça vexe personne, en bas bah y'a rien à voir. Restent les côtés. Et à côté, y'a des gens qui font pipi. Donc moment gênant pour toutes les parties concernées (erm). Donc tout le monde le fait, parce qu'on reste tous des grands complexés.
Evidemment, si vous êtes un chacal, vous vous positionnerez toujours de façon à pourrir le plus d'urinoirs, juste pour le plaisir de voir les autres paquets de testostérone se diriger d'un air gêné à une distance respectable de vous, ou dans les cabines, voire mieux, attendre tranquillement que vous ayez fini. Mesdames, ne choisissez pas ces hommes-là, ce sont des faibles !
Quoi d'autre quoi d'autre ? Ah oui, évidemment, fanfaronner c'est bien, mais fanfaronner propre, c'est mieux, alors la concurrence sera évidemment d'une cruauté sans pareil pour l'imprudent qui n'aura pas arrosé que l'émail des toilettes. Après un tel exploit, à savoir en humilier, tel le petit tailleur, sept d'un coup, direction la sortie.
"The Toilet Game"
Si vous avez choisi le scénario "cabine", voici les alternatives.
Premièrement, vous êtes disons chez vous, ou chez vos parents. Ce sont des gens civilisés, tout va pour le mieux. Vous éviterez par exemple ce type d'écueils qui embarasse toujours drôlement.
Deuxièmement, vous êtes dans un pays autre. Oui, je sais, je pars du postulat complètement douteux que chez nous, c'est la civilisation, et que hors de nos frontières (qui s'arrêtent à 50km de Notre-Dame dans toutes les directions), c'est le chaos et l'anarchie totale. C'est pas pour rien que les aliens cherchent toujours à détruire les USA et pas la France. Ils ont compris que c'était une erreur de la nature. En plus ils élisent des présidents noirs même pas foutus d'être noirs pour de vrai. Au moins il sera pote avec notre nain qui s'assume pas.
Et là donc, c'est le drame. Au Japon, ça donne ça.
Oui, on dirait un urinoir, mais par terre. L'autre guignol avec son urinoir renversé n'a rien inventé.
C'est pas encore un trou dans le sol et une planche, mais bon c'est pas la fête non plus. Notez d'ailleurs la possible absence de PQ. Vous voulez savoir comment on s'en sert ?
Comme à gauche. En même temps faut être gogol pour pas s'asseoir normalement sur un siège. Ou s'appeler L.
"Vers la sortie, et au-delà"
Vous n'oubliez rien ? Les lavabos, voyons, vous pensez que c'est là pour faire joli ?
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Ca dépend, y'a des gens qui regardent... ?
Et ouais, ça c'est de l'artillerie lourde. Dessus, donc, le drapeau de la fac, et la mention (en jap mais lisible en agrandissant) "2008 Keio 150 ans (depuis la) fondation". Mais passons à autre chose que de vanter le prestige de notre fac qui quoi qu'on en dise vaut mieux que ces bouseux de Waseda et ces sales pédants de Tôdai.
Ambiance western. Les allées sont désertes. L'air est lourd sous la lumière éclatante. Au loin, seul le son d'un harmonica résonne, à moins que ce ne soit autre chose. Le vent soulève la poussière et les pans des manteaux. D'un grand coup viril de santiags, l'Homme avoine les portes, annonçant par la même que si le moindre freluquet ose le regarder de travers, ça va chier.
Cette scène, et même en certaines occasions les portes battantes, tout le monde les connaît par coeur. Cette sueur froide, ces regards lourds de sens, ces sourires faux-culs, on en a déjà tous fait l'expérience, en l'occurence au moins une fois par jour si vous êtes un gringo. Hé ouais, dans les toilettes publiques.
Yep, dans ce monde de merde, les chiottes sont un champ de bataille où seule son expérience de vieux briscard des aires d'autoroute pourra vous permettre de sauver votre peau.
Si vous êtes un mec, peut-être vous reconnaissez-vous déjà dans ces quelques lignes, à chacune de vos plongées dans ce monde impitoyable. Mais pour le lectorat féminin qui somme toute s'ennuie comme c'est pas permis parce qu'il faut encore attendre 3 semaines pour avoir le prochain "Elle", nos meilleurs reporters sont allés décortiquer ces moments d'animalité pure où la testostérone et la sauvagerie l'emportent sur l'étiquette.
Pour ne pas choquer, commençons en douceur. Il y a peu, j'ai lu un bouquin qui disait que l'homme avait conservé son esprit de chasseur, ce qui à défaut de nous faire assassiner à coups de Crocs le premier nippon venu (et Dieu sait qu'ils le méritent) au détour d'un couloir, en lui sautant dessus depuis le haut d'une étagère, vêtu d'un simple slip moche et sale et avec des tatouages ésotériques plein le corps (vous assaillez un japonais, donc n'importe quoi du moment que ça ne ressemble pas à un gribouillis suffira, comme par exemple les équations de Navier-Stokes, qui sont déjà totalement ésotériques).
Aucune bestialité ni animalité ici. En plus c'est rose. Des toilettes pour femmes, forcément. (Regardez les reflets, on lit "ladies".) Bref donc, cet esprit guerrier nous pousse en général à vous humilier, vous, femmes, dans les courses d'orientation, à savoir faire des créneaux, mais aussi à inspecter de façon pratique les lieux visités. Repérer par exemple les entrées et sorties, histoire assez inconsciemment de toujours garder un échappatoire. Du coup, l'entrée dans les chiottes n'échappe pas à ce quadrillage analytique visant à déterminer nos chances de survie en milieu inconnu et donc forcément hostile. L'analyse des aires d'autoroutes prouvera à tout le monde et sans équivoque que c'est au moins hostile pour l'odorat.
Une femme rentrerait dans des toilettes comme celles-ci prendrait immédiatement la porte, rouge de honte, déjà, et écoeurée par tant de phéromones. Mais avant cela, elle ne remarquerait... rien. Bah oui, ça reste des toilettes quoi. Un mec, non. Le mec va se dire inconsciemment. Pas cet urinoir, pas ici non plus, là c'est crade, là j'suis trop près des lavabos, etc. Il va aussi compter le nombre de cabines occupées, écouter si les gens devant les urinoirs font du bruit ou pas (bah oui quand le gars te tourne le dos tu vois pas), etc. Il devient aware, en quelque sorte.
"The pissotière way of life"
Mais bon, tout cela n'est que la mise en bouche. En effet, comme je l'ai dit, l'ambiance du lieu est portée par plusieurs millions d'années de lutte féroce, que même avec les meilleures volontés du monde les gamins du 9-3 n'arriveront pas à égaler. Considérons le scénario "urinoir", puisque c'est finalement la seule différence avec les toilettes femmes (sauf que nous on pisse debout donc tant pis si c'est dégueu ahahahhaha).
Grand jeu : Quel urinoir choisirais-tu ? (j'ai l'impression de repasser le code tellement faut réfléchir)L'urinoir de l'Homme doit toujours être isolé, jamais deux urinoirs côte à côte, malheureuses ! Non mais vous vous rendez pas compte ! T'aurais mis de la sauce soja sur ton riz que ce serait pas pire, oh ! Et oui, au concours de qui a la plus grosse, parce que ça se résume vachement à ça, bah le meilleur moyen de ne pas froisser son susceptible ego est encore de ne pas permettre aux voisins de reluquer votre engin et de conclure par un sourire satisfait des plus angoissants.
Parce que oui, en face d'un urinoir, il y a un mur. Ce constat implacable en implique un autre. Pendant qu'on fait pipi, fût-ce debout, bah on s'emmerde. Et quand on s'ennuie, on cherche un truc intéressant à faire. Parce que déboutonner/dézipper son jean d'un geste sûr et viril, en écartant les jambes façon cowboy, ça prend pas le temps d'un petit pissou. Et donc, regarder le plafond, ouais mais bon ça fait mal, en face c'est inintéressant mais ça vexe personne, en bas bah y'a rien à voir. Restent les côtés. Et à côté, y'a des gens qui font pipi. Donc moment gênant pour toutes les parties concernées (erm). Donc tout le monde le fait, parce qu'on reste tous des grands complexés.
Evidemment, si vous êtes un chacal, vous vous positionnerez toujours de façon à pourrir le plus d'urinoirs, juste pour le plaisir de voir les autres paquets de testostérone se diriger d'un air gêné à une distance respectable de vous, ou dans les cabines, voire mieux, attendre tranquillement que vous ayez fini. Mesdames, ne choisissez pas ces hommes-là, ce sont des faibles !
Quoi d'autre quoi d'autre ? Ah oui, évidemment, fanfaronner c'est bien, mais fanfaronner propre, c'est mieux, alors la concurrence sera évidemment d'une cruauté sans pareil pour l'imprudent qui n'aura pas arrosé que l'émail des toilettes. Après un tel exploit, à savoir en humilier, tel le petit tailleur, sept d'un coup, direction la sortie.
"The Toilet Game"
Si vous avez choisi le scénario "cabine", voici les alternatives.
Premièrement, vous êtes disons chez vous, ou chez vos parents. Ce sont des gens civilisés, tout va pour le mieux. Vous éviterez par exemple ce type d'écueils qui embarasse toujours drôlement.
Deuxièmement, vous êtes dans un pays autre. Oui, je sais, je pars du postulat complètement douteux que chez nous, c'est la civilisation, et que hors de nos frontières (qui s'arrêtent à 50km de Notre-Dame dans toutes les directions), c'est le chaos et l'anarchie totale. C'est pas pour rien que les aliens cherchent toujours à détruire les USA et pas la France. Ils ont compris que c'était une erreur de la nature. En plus ils élisent des présidents noirs même pas foutus d'être noirs pour de vrai. Au moins il sera pote avec notre nain qui s'assume pas.
Et là donc, c'est le drame. Au Japon, ça donne ça.
Oui, on dirait un urinoir, mais par terre. L'autre guignol avec son urinoir renversé n'a rien inventé.C'est pas encore un trou dans le sol et une planche, mais bon c'est pas la fête non plus. Notez d'ailleurs la possible absence de PQ. Vous voulez savoir comment on s'en sert ?
Comme à gauche. En même temps faut être gogol pour pas s'asseoir normalement sur un siège. Ou s'appeler L."Vers la sortie, et au-delà"
Vous n'oubliez rien ? Les lavabos, voyons, vous pensez que c'est là pour faire joli ?
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Ca dépend, y'a des gens qui regardent... ?
lundi 3 novembre 2008
This is Halloween, this is Halloween...
Bon, franchement, les gens, vous me navrez. On entame un retour aux sources du blog, avec moins de posts un peu "cache-misère", plus de n'importe quoi, d'humour à deux balles, aucune concurrence vu la régularité des updates des blogs affiliés, des nouveaux personnages, bref, une saison 2 qui déchire, quoi, j'ai envie de dire, et non, rien n'y fait, le nombre de commentaires se casse la gueule.
Je dois donc me résoudre à la plus navrante des techniques, le racolage, ce qui me vaudra sûrement d'être renvoyé dans mon pays en charter, y'en a au moins une qui sera contente.
"Irasshai irasshai irasshai !" (ça c'était le Mr. Loyal, sur la voix DU poissonier du Tokyu)
"Wo zyva lâchez vos comm's !" (ça c'était moi)
Donc oui bon bref. Quoi de beau cette semaine. J'ai mes billets de retour. Ah non c'était ptêt la semaine d'avant, ça. Bon, on s'en fout, c'est comme un rapport d'avancement, c'est pas grave si on se répète du moment que ça prend de la place. Donc quoi ?
Ouaiiis, jeudi, avec les mamies du Nihongo Club, on a pu aller assurer la suprématie de la France en faisant de l'ikebana, de l'arrangement floral. On te donne un vase (100yen), un support (100yen), des fleurs (ça n'a pas de prix), et à toi de faire parler ton talent (pour le reste, il y a Eurocard Vibrocard). L'occasion d'essayer de faire un truc joli, de se détendre un peu, et d'entendre un déjà culte "Si le bouquet de Nicolas-san est très joli, c'est à cause du bon goût français".
Et ouais, si vous voulez séduire de la grand-mère, faites-le avec des fleurs. Sauf que si vous êtes dépositaires du bon goût en question, j'espère que vous ne verserez pas dans la gérontophilie, qui reste un principe un peu crade en plus d'être un mot qui doit faire des points au Scrabble.
Enshuître, quoi ? Bah c'était vendredi, et par voie de conséquence, Halloween, paraît-il. A défaut d'aller admirer des démones sexy poursuivies par Ben Laden à une séance spéciale du Rocky, les gaijin de la Rez avaient décidé d'aller en boîte. Sauf que entrée gratuite si on est déguisés. Bon, quand comme moi on aime pas aller en boîte, la question ne se pose pas vraiment, mais les autres ont du coup décidé de faire un déguisement de groupe et de faire revivre les Power Rangers. Personne n'a cependant eu les couilles de venir déguisé en Mégazord.
Mais bon, même sans aller en boîte, on a quand même eu l'occasion de voir les étrangers en question faire les marioles à côté de la gare d'Hiyoshi, d'éclater du méchant, et voir des japonais éclatés. Comme les deux affreux qui essayent de te faire des démos d'arts martiaux en étant complètement beurrés, avant de commencer à se mettre des mandales. Enfin, c'est le Japon, une bière et on ne répond plus de rien.
Et euh quoi de plus ? Les photos sont bien sûr en galerie pour ceux que ça intéresse. Pour ma part, je vais me réécouter la musique de Nightmare Before Christmas, parce que bon, c'est bien quand même, et les Japonais en sont fous, alors c'est un peu un devoir moral, parce qu'on est les ambassadeurs de Centrale et de la France à l'étranger, m'voyez, et que l'on se doit de s'intégrer (facile au milieu de nains jaunes qui parlent en dessins - d'ailleurs faudrait voir, ptêt qu'ils sont super bons au Pictionary).
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