dimanche 14 juin 2009

Super-hérauts

L'arme ultime ?

Bon si avec un début pareil vous avez pas envie de lire la suite je sais pas ce qu'il vous faut.

Ce bon vieux JB, ami de relativement longue date et collègue dans la tâche sacrée qui nous est attribuée de remuer les déchets de l'humanité à la recherche des plus grands monuments de nawak m'a tout à l'heure envoyé deux choses. Je ne parle pas de la vidéo de Popeye tatanant des momies pour venir en aide à Bruce Lee (sisi), mais de deux classements effectués sur un site Internet.

Le premier classe les 20 scénarios d'aventures de Batman les plus ridicules (et y'a du lourd), et le suivant les 7 héros de comics méconnus les plus pourraves. Et là, si vous allez y faire un tour, vous découvrez un mec qui s'appelle Red Bee.

La particularité de ce mec, c'est qu'il fait exactement ce que son nom indique, il se bat avec des abeilles. Pas des essaims entiers, non, juste quelques-unes. Tel un homo sapiens sapiens qui donnerait un surnom à son sexe, il appelle même Michaël sa chouchoute. Paye ton sidekick, mais passons (de toute façon il est que 4ème sur 7, c'est vous dire le number one).

En plus je vous dis pas la tronche de sa némésis, que j'aime à imaginer s'appeler Dr. Honey, ce qui déjà est aussi crédible que la mention "centralien" sur un CV, un vieillard en costume d'apiculteur. Non mais sérieux les mecs... on mélange pas picole et travail.

Bref donc, c'est un super-héros inutile. Mais qui pose néanmoins dans mon cerveau malade une question importante :

"Que se passerait-il si tous les héros avaient une arme qui correspond à leur nom ?"

Bon, Batman, Spiderman, Catwoman, ça va, ils se battraient avec des chauve-souris, ce qui est un peu effrayant, des araignées, bon, ok, on ferait pas les malins devant quelques grosses mygales, et des chats. Un peu craignos, mais passons. Mais si je te cite, là comme ça à brûle-pourpoint, le Pingouin ? Aaaaah, déjà c'est vachement plus craignos, hein ? Tu l'imagines, ce bon vieil Oswald, son parapluie dans une main, un manchot empereur dans l'autre ?

Une vraie arme de destruction massive.

Enumérons-en quelques autres. Verrait-on Mr. Freeze balancer des batonnets de glace ? Ou pire, être joué par Arnold Schwarzenegger ? Iron Man des fers à repasser ? Superman noyer ses ennemis sous des litres d'essence ? Double Face frapper ses ennemis à grands coups d'adhésif ? (aaaaaaaaaaaaaaaaaaah mon Dieu j'ai peur pitié aidez-moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

Et, cauchemar, verrait-on l'Homme Mystère vous balancer des gâteaux ? (ou des Julien Lepers si on se base sur le personnage du "Riddler" en anglais, soit le mec qui fait des énigmes, des devinettes).

Ceci est une arme. Sisi.

Allez, citons-en encore quelques autres, pour se marrer. Un Surfeur d'Argent vous lançant des Dvd de Point Break ? Non, ça vous fait pas baver ? Un Green Lantern tout droit sorti de chez Caillaux ("le trois étoiles du luminaiiiiire") pour semer panique et désolation chez les mornes plébéiens ? Flash, le super-paparazzo ? Ca ferait un joyeux bordel tout ça.

Bon, je vous laisse cogiter sur tout ça, vous avez le droit d'en proposer d'autres en commentaires. Moi je retourne rigoler tout seul devant mon PC, comme un âne. Love.

lundi 8 juin 2009

Monster Vacation

Urashima Tarô quittant le Palais sous la mer.

Connaissez-vous l'histoire d'Urashima Tarô ? C'est un conte très classique japonais, racontant l'histoire d'un jeune pêcheur du nom d'Urashima Tarô. Ce brave pêcheur empêche un jour des enfants de maltraiter une tortue et la ramène à la mer. Le lendemain, une autre tortue vient le voir alors qu'il pêche en mer, et lui dit que pour le récompenser de sa générosité, il est invité à venir voir le palais de l'Empereur de la Mer. Tarô y reste 7 jours, quand il est soudain pris de l'envie de revoir son village et sa mère. Avant de partir, la tortue qu'il a sauvée, maintenant sous l'apparence d'une belle princesse, lui donne une boîte en lui disant de ne jamais l'ouvrir (ça sent l'arnaque). Tarô remonte à la surface, mais ne reconnaît rien. Il se renseigne et apprend que ces 7 jours ont en fait été 300 ans dans le monde des humains. Distrait par sa douleur et sa confusion, il ouvre la boîte et se transforme en vieillard, car la boîte contenait en fait sa vieillesse.

Il existe plein de versions, dans lesquelles ce ne sont pas 300 mais 100 ans qui se sont écoulées, dans lesquelles Tarô meurt, ou bien change de corps, etc.

Et là me direz-vous, quel rapport ? J'ai pas sauvé de tortues, je me suis pas transformé en vieillard, non. Alors ? En plus j'avais dit que je parlerais des yôkai, pas que je vous raconterais des contes... bah non, le rapport c'est la mer. Voui. Enfin l'océan en l'occurrence, soyons précis.

Regardez cet homme épanoui. Sorti tout droit d'une pub pour un yaourt ou un pack de lait, voire une salade, il semble nous murmurer "La plage, c'est que du bonheur."

Il se trouve qu'hier, on est allés se dorer la pilule à la plage. Y'a pas de raisons, il faisait hyper beau, la mer était bonne, et puis c'est classe de commencer ses vacances d'été en juin (et encore ça fait 3 semaines qu'on auraît dû y aller). Le patelin s'appelle Zushi, à peine plus loin que Kamakura, soit en gros une petite heure de transport depuis chez moi. Une raison de plus de ne pas se priver. De coups de soleil. Oui, parce qu'on a bien cramé, aussi. Ca nous apprendra à être des sales blancs tiens. Donc voilà, j'espère que je vous dégoûte. Faut bien compenser comme on peut puisqu'on n'ira pas à Okinawa (mais là vous m'auriez tués si je vous avais montré les photos).

Et maintenant, il faut retourner au labo. C'est dur. Refaire face à toutes ces machines quand on a passé son dimanche à zoner vautré sur du sable. Bon, c'est un peu hypocrite vu que je suis pas allé au labo aujourd'hui, mais bon. Vous comprenez, vous qui êtes dans la même situation ou venez de voir se finir le mois de mai et ses congés à répétition.

Cadeau bonux, une jolie photo de Zach en costume de panda, parce que c'est ridicule.

lundi 1 juin 2009

(Para)pluie

Un blog qui parle d'amour et de baseball. Les pom pom boys en action.

Bonsoir, chers lecteurs. Comme annoncé vaguement (disons que j'ai la flemme de vérifier alors je m'accorde le bénéfice du doute - j'en profite avant d'être la proie d'Hadopi) dans le dernier post, dimanche, je suis allé voir le traditionnel match de baseball qui oppose ma fac, la grande Keio (y sont bôôôôô) , à sa rivale, la perfide Waseda (cacaaaaaa). A tel point que le tournoi opposant lesdites universités, plus 4 autres, s'appelle le Kei-sô-sen.

Là logiquement, vous ne comprenez pas. Normal. Explication. Keio, en kanji, ça donne 慶應(義塾). Waseda, 早稲田. Et Kei-sô-sen, ça s'écrit 慶早戦. Vous l'avez remarqué, les premiers kanji du nom des deux facs principales apparaissent. Keio en premier parce qu'on sait tous qu'on est meilleurs. D'ailleurs faut pas le répéter mais paraît que la mère de Waseda fait le trottoir à Kabuki-chô. C'est vous dire s'ils sont pas fréquentables.

Blagues sur ta mère mises à part, les gens sont très fair-play. Au début du match, une équipe de pom-pom boys & girls de l'équipe adverse vient faire des chorés incompréhensibles devant nous tout en beuglant leur hymne, et inversement, sauf que nous ne sommes pas des Néanderthaliens et donc nous resplendissons de lumière et nos chants sont comme de l'ambroisie.

Sinon, je vous renvoie au post que j'avais fait en 2007 à ce sujet, parce que c'était pareil, mais sous la pluie. Pluie qui n'était pas annoncée, sauf que tous les japs avaient quand même leurs parapluies... je sens la conspiration des sites météo pour pourrir tous les gaijin du Japon... Enfin... JB aussi s'est fendu d'un post racontant un peu le match. Match que l'on a perdu, paraît-il, enfin quand il s'est arrêté de pleuvoir et que le match a repris (donc quand on s'était tous barrés). Contrairement à 2007 par contre, il y a eu plus d'action, c'était bien.

Un complot pour tellement nous mouiller qu'on se dissolve, à coup sûr !

Bon, je parle de baseball, mais au final, on s'en fout, l'élément important, c'est la pluie. Et qui dit pluie, dit karakasa. Le folklore japonais mériterait un post (voire plusieurs) à lui tout seul tellement c'est une mine de créatures étranges, loufoques, métamorphes, terrifiantes, et ridicules, un peu. En fait, il existe une grande variété d'esprits de toutes sortes, et celle qui nous intéresse ici est celle des objets animés. Au Japon, la croyance veut qu'un objet qui atteindrait l'âge de 100 ans s'animerait, devenant un esprit, un tsukumogami.

Les karakasa en particulier sont les tsukumogami des parapluies. Pas la version à 3€ en convini, hein, les parapluies dit chinois, les classes qu'on voit dans les films et tout parce que c'est cent fois plus esthétique. Genre ceux de la photo ci-dessous.

Et hop on réutilise les photos du mois dernier...

Donc oui, ces karakasa, donc, sont représentés comme des parapluies repliés, le manche devenant une jambe chaussée d'une geta, et dotés d'une langue pendante et d'un oeil unique. La croyance veut qu'il recherche un anneau capable de les contrôler tous (pardon). Non, plus sérieusement, ces esprits-là ne sont pas bien méchants, ils se contentent de s'amuser à faire peur aux gens. Même s'il leur arrive de ne pas être jojos, évidemment, cela dépend de l'état de l'objet après 100 ans d'usage. Cela influe aussi sur le caractère de l'esprit, évidemment. Ils pensent à tout ces japonais.

Voilà, moi j'les aime bien ces petits monstres un peu ridicules mais pas méchants. Qu'on s'étonne plus après que les japonais inventent des trucs trop bizarres, c'est culturel. Et la prochaine fois, j'parlerai ptêt des yôkai, tiens, ce sera drôle.

La version porte-clés kawaii. Un jour il sera mien, oh oui...

mardi 26 mai 2009

La semaine de Mike

Mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?

Comme annoncé la semaine dernière, je reçois depuis jeudi dernier la visite de Michaël, un pote du Rocky, l'occasion de se re-re-re-re-retaper la visite d'Asakusa, Ueno, Shibuya, le Meiji-jingu, le TMGO, j'en passe et des meilleures, mais aussi d'innover un peu en se mangeant des grandes balades dans des coins inconnus ou moins souvent arpentés.

Nous allâmes donc, par monts et par vaux mais surtout en partant dans la mauvaise direction à Odaiba, sorte d'avancée sur la mer au sud de Tokyo, et qui ne présente pas un intérêt phénoménal à part celui de nous faire passer par le Rainbow Bridge (tu vois le Golden Gate, bah le même en blanc), pas loin de la Tokyo Tower (tu vois la Tour Eiffel, bah la meme en rouge et blanc), et de la Statue de la Liberté (tu vois la Statue de la Liberté, bah la même en naine). Tout ça donne une légère impression de déjà vu, soyons honnêtes.

A Las Vegas feeling.

Bon, heureusement, se promener en bord de mer, ça reste sympa, et ça sent pas trop le poisson. Normal, remarquez, y'avait surtout des méduses. C'est quand même super bizarre ces bestioles. A peu près autant que ces grues girafoïdes toutes droit sorties de la Trilogie des Tripodes. Quadripodes. Enfin voilà quoi. Z'avez compris le principe.

Donc bref, Odaiba et son MacDo mis a part, hier lundi je suis retourné a Nikkô. Enfin re-retourné, c'etait ma troisième fois (je rougis en écrivant ça). Ce coup-ci, pas d'érables rouges, juste du soleil et de la verdure et des photos surexposées. Et ouais, moi aussi je joue au jeu du directeur de la photographie polonais. On est donc allés voir les 5 temples règlementaires, pour la modique somme de 1000yen. Et ouais, il existe un billet combiné qui est extrêmement avantageux pour ceux que le nemuri neko ou la tombe de Tokugawa Ieyasu n'intéressent pas, ou qui en ont juste marre de douiller après 3h de train aller simple.

Donc Nikkô, 日光 pour me la péter comme un sale, c'est un patelin dont la gare est à 543 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui nous garantit un temps tout aussi ensoleillé mais carrément moins insoutenable qu'à, à tout hasard, Odaiba. On a donc plein de sanctuaires et temples au milieu d'arbres gigantesques fournissant ombre et matière à photos (surexposées, si vous suivez bien), ainsi que touristes et groupes scolaires. Les temples sont extrêmement colorés et imposants, avec quelques particularités rigolotes parfois, comme cette omniprésence de statues d'élephants.

Qui comme vous pouvez le constater, ont été sculptées par un mec qui devait jamais en avoir vu de sa vie.

Après ça, parce que ça se fait quand même assez vite, on est partis longer la rivière/le torrent qui passe non loin, histoire de se poser entre tradition et modernité, les pieds dans l'eau, à côté d'une centrale hydroélectrique (la modernité...), sous la verdure et le soleil, tranquilles, avant de (galérer pour) continuer la balade et aller voir des cailloux super bizarres le long de la rivière/du torrent, dans un coin au nom pompeux de "Ganman-ga-fuchi abyss". Bon, on a été déçus, on s'attendait à un grand gouffre, un truc qui claquait et tout, mais non, juste des cailloux et des rapides, et des jizô.

Bon, ça restait super beau, hein, soyons clairs.

Après ça, rentrer maison, admirer un coucher de soleil avec le 日の丸 tout beau tout rouge, chuter comme une merde, manger des yakisoba Harl-style, et demain Yokohama avant le départ de Michaël, jeudi matin.

Ils feraient bonne figure au sein de l'Åsgårdreia; Arawn, Hellequin, Odin, où etes-vous ?

Tiens, et aussi, accessoirement, vu que je me remets au dessin, je vais uploader ça régulièrement ici, donc bah lâchez vos comm's lol kikoo mdr etc.

lundi 18 mai 2009

Les vrais japonais du Japon


Un bon point à ceux qui ont trouvé la référence, les autres vous irez réviser vos classiques, ça vous fera pas de mal, surtout quand c'est du Queen. Je sais, cette intro bien que culturelle est misérable et dessert juste mes vagues ambitions artistiques en vous signalant que oui, je me suis remis au dessin, et que bah voilà, malgré une absence de décor, j'l'aime bien.

Donc oui, toujours rien de passionnant cette semaine, sauf que je vais t'expliquer pourquoi les japonais c'est un peu comme un ours - ça a l'air mignon sur le papier et en photo, mais en fait en vrai ça fout les boules. Enfin non, c'est pas tout à fait exact, déjà parce que la ressemblance est pas vraiment frappante, que ce soit niveau pilosité ou carrure.

Alors disons que moi je vais aujourd'hui t'expliquer comment faire pour passer pour un mec qui connaît les vrais japonais du Japon, même si ça te donnera juste l'air complètement ridicule hors du pays des Gundam. Mais tu t'en fous, car Naruto est ta bible, les ninjas blonds aux yeux bleus courent les rues, comme les ninjas tout court, et tu aimes le Japon parce qu'on y mange des sushis.

Sauf que déjà, les sushis, c'est une fois par mois parce que ça coûte cher et que ça nourrit pas assez. Et les ninjas, bah c'est pas des mecs qui font apparaître des monstres de la taille d'un immeuble de 20 étages en tricotant avec ses doigts, c'est plutôt des Ben Laden en puissance (sans la barbe et les avions).

Ah oui, au passage, je suis en train d'écouter l'album "Tomahawk" du groupe éponyme, juste pour dire que c'est pas une compil' du Club Dorothée, que ça respire l'amour, et que ça peut influencer sur le contenu cynique et, qui sait, violent de ce post. Valà. Cela dit si je me mets à écouter "Cuitas les Bananas" je vous préviens.

Donc oui. Alors les vrais japonais c'est comment, en fait ?

Alors déjà, le japonais est un animal social, il dit bonjour, au revoir, tout ça. Si t'as pas été prez du club théâtre tu devrais y arriver naturellement (et bam dans ta djeul'). La différence marquante, c'est que le japonais moyen donne l'impression d'avoir une mémoire de poisson rouge - s'il repère un ami qu'il n'a pas vu depuis au minimum 48h, c'est déchaînements de "Oooooh ! Hisashiburiiii !", "Eeeeeeh", etc. Pour info, "hisashiburi", ça veut dire "ça fait longtemps", en gros. Le japonais vrai et authentique est un homme qui n'a pas peur de jeter son amour pour ses amis à la face du monde. Ca fait autant que la famille n'aura pas, mais passons.

Regarde-toi dans un miroir. Si tu y vois ça, tu arrêtes de me lire et tu vas te pendre. Ou hara-kiri/seppuku parce que tu aimes le Japon (mais ils aiment la pendaison), mais tu es gentil, tu te rates pas.


(Il chante vraiment mal ce Philippe Risoli, j'avais oublié à quel point c'était dramatique.)

Si tu veux aussi passer pour un vrai ethnologue du Japon, le genre qui fait du vrai journalisme d'investigation et tout, tu te baladeras avec un sac à main. Non, ça ne fait pas "fille". Pas au Japon en tout cas. Alors tu la fermes et tu subis les quolibets de tes cruels camarades nuls en ethnologie.
Tu seras aussi gentil de te procurer à 30€ dans ta boutique spécialisée du XIIIème un fort beau parapluie transparent de couleur blanche, non rétractable, que tu sortiras dès qu'il te semblera qu'il risque peut-être à un moment de pleuvoir. Le japonais n'aime pas la pluie, même pas le crachin, ça abîme la coiffure qu'il a mis 1h à faire ce matin pour ressembler à Gackt/Hide/Mr.Children/n'importe lequel c'est pareil. Et au passage ça coûte 3€ un parapluie comme ça.

Il va aussi falloir pour t'intégrer choisir soigneusement tes chaussures. Je ne saurais que trop te conseiller ces abominations que sont les Crocs, ou alors leur croisement entre des santiags et des chaussures de clown.

La ressemblance est parfois frappante.

Ensuite, que dire... ah oui, tu peux aussi prendre tous les étrangers pour des cons et les mépriser tout en restant très courtois quand tu dois leur parler. Ce qui est dommage c'est que comme t'es un mauvais ninja tu peux pas te téléporter à Tokyo (où personne s'habille comme Naruto, au fait) donc t'es obligé d'être méchant avec tout le monde. C'est pas grave, y'a beaucoup de chances pour que les gens soient déjà méchants avec toi, suivant le principe du délit de sale gueule remis au goût du jour par Hadopi.

Si tu as un peu de culture musicale et un niveau potable en anglais, tu dois désapprendre tout ce que tu as appris comme disait Yoda, car le japonais moyen, on te le dit pas dans les livres, mais il cause anglais comme toi tu parles japonais (sauf que lui fait pas d'efforts), et, juste pour donner un ordre d'idées, il sait pas qui sont les Who, les Beatles, les Doors, Queen, les Rolling Stones, Patrick Sébastien, mais est incollable sur Koda Kumi, Mr. Children, Aya Matsuura, Ayumi Hamasaki, etc. Je te demande pas de bosser ça, tu dois déjà connaître aussi bien qu'eux, et en plus tu dois aimer.

Il ne te reste plus qu'à brider tes yeux et te tenir voûté, et hop, tu seras un vrai japonais. Nan j'déconne, la tendance est au débridement (?), parce que ça fait des yeux de biche, t'vois, ça fait trop "ikemen" et vendeur. Accessoirement, on y voit, aussi.

Pour les filles, c'est pareil, mais faut plus gesticuler et crier, pour faire croire qu'on a 4 ans d'âge mental. Dans tous les cas, tu seras gentil de te réarranger la symétrie buccale en mangeant des pierres. Et si tu peux te démettre une hanche ça sera pas mal aussi, ça ira bien avec tes talons trop grands.

Bon, c'est un peu long, j'ai un peu perdu de vue mes objectifs en cours de route, mais au moins je meuble. Sinon Florian a bien fêté ses 25 ans dans un endroit gentiment classe, bientôt une semaine de vacances à balader un pote, et c'est toujours relou le boulot. Voilà. Bon, moi je vais me laver les oreilles maintenant, parce que la voix d'Ayumi sur du "Cuitas les Bananas" c'est pas génial. Et aussi parce que ça me fait marrer de lire des commentaires à deux balles sur des vidéos.

Si tu arrives à ce résultat, tu m'as pas écouté, c'est bien, tu n'as pas été somebody's fool.

Ah, ça va mieux après un peu de méchanceté gratuite. Je devrais me lever à 5h30 plus souvent.

mardi 12 mai 2009

Stop !


Non, bref, tout ça pour dire que comme il s'est rien passé de trépidant professionnellement la semaine dernière, mais beaucoup trop de choses beaucoup trop trépidantes personnellement, donc...

pas d'update cette semaine - vraiment pas envie, et rien à dire. A lundi prochain.

mardi 5 mai 2009

Les corbeaux, ce fléau.

"Un jour elle sera mienne, oh oui..."

Et ouais, Tokyo et les corbeaux, c'est un peu comme Hamelin si personne savait jouer de la flûte. Ca pullule, c'est bruyant, et on sait pas quoi faire pour qu'ils arrêtent de faire n'importe quoi, comme se tataner dans les arbres ou déchiqueter les poubelles. Et en plus ils sont malins. A mon avis après le prochain holocauste nucléaire on retrouvera ptêt plein d'insectes, mais y'aura toujours des corbeaux pour leur apprendre la vie. Déjà qu'ils démontent la tête à des chats...

World dominécheunn' forever.

Ouais donc tout ça pour dire qu'un corbeau, c'est malin, c'est noir, c'est classe, mais ça fait les poubelles. On peut pas tout avoir.

PS : Je sais, c'est une toute petite update mais il s'est rien passé dans ma vie et c'est pas avec un commentaire par post que ça me motive. Prout.